YIMLOK ADONAI
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Le dixième et dernier verset du Ps. cxlvi., qui ouvre la série des Psaumes Halléluja concluant le Psautier. Le verset est employé comme réponse à des points importants de la liturgie, et c'est toujours la réponse finale dans la [Ḳedushshah](/articles/9261-kedushshah). Dans le rite des Ashkénazim il introduit aussi (en association avec Ps. xxii. 4 [3]) les hymnes responsoriales dans les [Ḳerobot](/articles/9287-kerobot). Dans le rituel des Séphardim il est chanté quatre fois, par le officiant et la congrégation alternativement, avant que le rouleau ne soit remis à l'Arche pendant le chant du [Mizmor le-Dawid](/articles/10890-mizmor-le-dawid) processif. La mélodie sur laquelle il est ainsi chanté est une phrase bizarre longtemps conservée par la tradition et sans doute d'origine péninsulaire. Parmi les Ashkénazim la tradition, transmise depuis le Moyen Âge, était de réciter « Yimlok » sur un ton monotone, fermant sur la cadence de la formule-type de prière sur laquelle le reste des bénédictions dans la Prière du Ciel étaient intonnées par le précenteur (comp. [Music, Synagogal](/articles/11241-music-synagogal), Prayer-Motives). Mais aux jours festifs auxquels le [Hallel](/articles/7109-hallel) est chanté ce ton monotone s'est longtemps transformé en une phrase mélodieuse façonnée selon le type de mélodie de l'intonation festive. Les deux phrases allégées sont présentées ci-après.