תנ''ך
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Publicado el 19 de junio de 2026

Gutenberg Bible, New York Public Library, USA. Pic 01
Joshua Keller · CC BY 2.0 · Wikimedia Commons

Gustave Doré - The Holy Bible - Plate I, The Deluge
Gustave Doré / Adam Cuerden · Public domain · Wikimedia Commons

Heiligengrabe, Kloster Stift zum Heiligengrabe, Stiftskirche -- 2017 -- 9969
Dietmar Rabich · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Gutenberg Bible, Lenox Copy, New York Public Library, 2009. Pic 01
NYC Wanderer (Kevin Eng) · CC BY-SA 2.0 · Wikimedia Commons
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https://zakhor.ai/es/grands-livres/textes/bible-a-t-hebreu-214c8cHTML
<a href="https://zakhor.ai/es/grands-livres/textes/bible-a-t-hebreu-214c8c">Bible. A.T. (hébreu) — Zakhor</a>Cita
Bible. A.T. (hébreu) — Zakhor, https://zakhor.ai/es/grands-livres/textes/bible-a-t-hebreu-214c8cEl texto que las bibliotecas catalogan bajo la entrada « Bible. A.T. (hébreu) » designa el Antiguo Testamento en su lengua original, es decir, el conjunto de los libros santos que la tradición judía denomina el Tanakh — acrónimo formado por las tres secciones que lo componen: la Torah (la Ley), los Nevi'im (los Profetas) y los Ketouvim (los Escritos) [Encyclopaedia Judaica]. Esta designación bibliográfica, heredada de las convenciones de catalogación occidentales fundadas en la perspectiva cristiana, recubre en realidad un corpus cuya identidad, para el judaísmo, no tiene nada de un «testamento antiguo»: es la Escritura entera, el Mikra («lo que se lee»), fundamento de la revelación y de la halakha.
Compuesto en su mayor parte en hebreo bíblico — con algunos pasajes en arameo, notablemente en los libros de Daniel y de Esdras —, este corpus se fue constituyendo a lo largo de casi un milenio, desde las más antiguas tradiciones orales y escritas del segundo milenio antes de la era común hasta el cierre progresivo del canon en los primeros siglos de la era común. La historia de este texto es doble: es a la vez la historia de una composición literaria y teológica, y la de una transmisión material extraordinariamente fiel, asegurada por generaciones de escribas y luego de Massoretas. La presente obra se propone recorrer esta doble trayectoria, distinguiendo lo que la Memoria transmite, lo que el archivo establece, y los puntos en que una y otra se confrontan.
La structure tripartite du Tanakh est attestée dès l'Antiquité. La Torah rassemble les cinq livres attribués par la tradition à Moïse — Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome —, d'où le nom grec de Pentateuque. Les Nevi'im se divisent en Prophètes antérieurs (Josué, Juges, Samuel, Rois) et postérieurs (Isaïe, Jérémie, Ézéchiel et les douze « petits » prophètes). Les Ketouvim réunissent un ensemble hétérogène : Psaumes, Proverbes, Job, les cinq rouleaux (Meguillot : Cantique, Ruth, Lamentations, Ecclésiaste, Esther), Daniel, Esdras-Néhémie et les Chroniques [Encyclopaedia Judaica].
Cette organisation diffère de celle de l'Ancien Testament chrétien, qui suit l'ordre de la traduction grecque dite des Septante et y ajoute, selon les confessions, des livres deutérocanoniques absents du canon hébreu. Le décompte traditionnel juif retient vingt-quatre livres, regroupement obtenu en comptant comme une seule unité les douze petits prophètes, ainsi que les paires Samuel, Rois, Esdras-Néhémie et Chroniques. La mention la plus ancienne d'une tripartition apparaît dans le prologue grec du livre du Sirach (Ecclésiastique), au IIᵉ siècle avant l'ère commune, qui évoque « la Loi, les Prophètes et les autres écrits » — témoignage que les historiens considèrent comme un jalon décisif pour dater la reconnaissance des deux premières sections. La désignation savante « Bible hébraïque » s'est imposée dans la recherche moderne comme un terme neutre, préférable à « Ancien Testament » lorsqu'il s'agit d'étudier le corpus dans sa propre cohérence [Encyclopaedia Judaica].
La question de l'origine des livres bibliques a été l'un des grands chantiers de la philologie depuis le XVIIᵉ siècle. La critique historique, développée notamment par Julius Wellhausen au XIXᵉ siècle, a proposé pour le Pentateuque l'« hypothèse documentaire », selon laquelle la Torah résulterait de la combinaison de plusieurs sources rédactionnelles distinctes, composées à des époques différentes puis assemblées par des rédacteurs. Si les modalités précises de ce modèle font aujourd'hui l'objet de vifs débats au sein de l'exégèse universitaire, l'idée d'une formation par strates successives demeure largement admise [selon les travaux de la critique biblique moderne].
Les livres prophétiques portent quant à eux la marque de figures historiques actives entre le VIIIᵉ et le VIᵉ siècle avant l'ère commune, dont les oracles furent recueillis, complétés et organisés par des disciples. Les Ketouvim couvrent un éventail chronologique très large : certains psaumes plongent leurs racines dans la liturgie du Premier Temple, tandis que le livre de Daniel, dans sa forme actuelle, est généralement daté de l'époque hellénistique, autour du IIᵉ siècle avant l'ère commune. Cette stratification explique la diversité des genres — récit, loi, poésie, sagesse, apocalyptique — réunis sous une même reliure. La recherche distingue ainsi la voix de la mémoire, qui attribue chaque livre à un auteur fondateur, et celle de l'archive philologique, qui reconstitue des processus collectifs et progressifs [selon les travaux de la critique biblique moderne].
La fijación de la lista de libros reconocidos como sagrados —el canon— fue un proceso largo y gradual, y no un acto único. La Torah parece haber adquirido su autoridad desde la época persa, hacia el siglo V antes de la era común, durante la restauración dirigida por Esdras. Los Profetas fueron reconocidos después, y los Escritos permanecieron como la sección cuyos contornos quedaron indefinidos durante más tiempo. La tradición rabínica asoció durante mucho tiempo el cierre del canon a un pretendido «concilio de Jamnia» (Yavné), hacia finales del siglo I de la era común; pero esta noción, popularizada por la erudición del siglo XIX, es hoy considerada una construcción historiográfica: no hubo ningún sínodo formal, sino discusiones rabínicas escalonadas, relativas en particular al estatuto de libros como el Cantar de los Cantares y el Eclesiastés [según Development of the Hebrew Bible canon, Wikipedia].
Es precisamente aquí donde la Memoria y el archivo se responden mutuamente. El relato tradicional de una decisión solemne choca con los indicios documentales, que sugieren más bien una larga maduración. Las fuentes rabínicas de la Mishna y el Talmud conservan la huella de los debates sobre los libros «que mancillan las manos» —fórmula técnica que designa el carácter sagrado de un escrito—. El descubrimiento de los Manuscritos del Mar Muerto vino a confirmar que en el cambio de era, la lista de libros con autoridad no estaba aún entera ni uniformemente establecida, y que ciertos grupos judíos hacían uso de textos que no entrarían en el canon final. El historiador retiene, por tanto, un cierre difuso, consumado en lo esencial en los siglos II-III de la era común en el judaísmo rabínico naciente [según Development of the Hebrew Bible canon, Wikipedia].
La découverte, entre 1947 et 1956, des rouleaux dissimulés dans les grottes de Qumrân, près de la mer Morte, a constitué la révolution la plus profonde de l'histoire de la critique textuelle de la Bible hébraïque. Ces manuscrits, copiés entre le IIIᵉ siècle avant l'ère commune et le Iᵉʳ siècle de l'ère commune, comprennent des fragments de presque tous les livres bibliques et reculent d'environ mille ans la date des plus anciens témoins hébreux connus jusqu'alors. Le célèbre grand rouleau d'Isaïe, retrouvé à peu près complet, en est le fleuron [selon les éditions et études des manuscrits de la mer Morte].
L'apport de Qumrân est double. D'une part, il révèle une pluralité textuelle insoupçonnée : à côté d'un type de texte très proche de celui qui deviendra le texte massorétique, on trouve des leçons apparentées à la Septante grecque et au Pentateuque samaritain, signe que plusieurs « familles » de texte coexistaient avant la standardisation. D'autre part, et de manière saisissante, la comparaison du rouleau d'Isaïe avec les manuscrits médiévaux a démontré une stabilité remarquable de la tradition textuelle sur plus d'un millénaire, validant la fidélité du travail des copistes. L'archive matérielle confirme ainsi à la fois la diversité ancienne et la fixation ultérieure du texte, fournissant aux chercheurs un point d'ancrage incomparable pour reconstruire l'histoire du Mikra [selon les éditions et études des manuscrits de la mer Morte].
Le texte hébreu reçu et imprimé dans les éditions modernes est le texte massorétique, fruit du labeur des Massorètes — des familles de savants actifs principalement entre le VIᵉ et le Xᵉ siècle de l'ère commune, dans les centres de Tibériade, de Babylonie et de Palestine. L'hébreu biblique, écrit à l'origine sans voyelles, risquait de voir sa lecture se perdre ; les Massorètes inventèrent et perfectionnèrent des systèmes de signes vocaliques (niqqoud) et d'accents de cantillation (te'amim), ainsi qu'un appareil de notes marginales, la Massora, destiné à fixer l'orthographe, le décompte des mots et des versets, et à prévenir toute altération [Encyclopaedia Judaica].
Parmi ces écoles, celle de Tibériade, et en particulier la famille Ben Asher, finit par s'imposer comme référence. Deux manuscrits incarnent cette tradition. Le Codex d'Alep (Keter Aram Tsova), copié vers le Xᵉ siècle et vocalisé par Aaron ben Moïse ben Asher, fut tenu pour le plus parfait des codices ; gravement endommagé lors des émeutes de 1947 à Alep, il n'en subsiste qu'une partie. Le Codex de Léningrad (Firkovitch B19a), daté de 1008-1009 et conservé à Saint-Pétersbourg, est en revanche le plus ancien manuscrit complet de la Bible hébraïque, et sert de base aux éditions critiques modernes comme la Biblia Hebraica Stuttgartensia [selon les notices des grandes éditions critiques]. L'œuvre massorétique représente l'aboutissement d'un effort de conservation sans équivalent, qui a transmis le texte consonantique avec une exactitude que les manuscrits de Qumrân ont rétrospectivement confirmée.
A partir del texto hebreo fijado por los Masoretas, la Biblia ha conocido una difusión mundial que la convierte en la obra más traducida de la historia. Ya en la Antigüedad, la traducción griega de los Septuaginta, elaborada en Alejandría a partir del siglo III antes de la era común, había ofrecido al judaísmo helenístico y luego al cristianismo naciente un acceso al corpus; los targoumim arameos, leídos en las sinagogas, propusieron versiones parafraseadas; y la Vulgata latina de Jerónimo, en los siglos IV-V, fue establecida en parte a partir de la «hebraica veritas», es decir, el propio texto hebreo [Encyclopaedia Judaica].
La invención de la imprenta marcó una nueva etapa. La primera edición impresa completa de la Biblia hebrea vio la luz en Soncino, Italia, en 1488, seguida de las grandes Biblias rabínicas (Mikraot Guedolot) publicadas en Venecia por Daniel Bomberg a comienzos del siglo XVI, que reunían el texto, la Masora, los targoumim y los comentarios clásicos. Estas ediciones fijaron de manera duradera la presentación del texto estudiado en las yeshivot como en las universidades. La investigación contemporánea, nutrida por los descubrimientos del siglo XX, prosigue el establecimiento de ediciones críticas rigurosas que confrontan el texto masorético, los testimonios de Qumrán y las versiones antiguas. Así, la tradición de transmisión y la investigación erudita continúan dialogando, la una garantizando la continuidad del texto recibido, la otra iluminando su génesis [según las notas de las grandes ediciones críticas].
La « Bible. A.T. (hébreu) » que désignent les catalogues n'est pas un simple objet bibliographique : elle est le résultat d'un processus de composition pluriséculaire, d'une canonisation graduelle et d'une transmission textuelle d'une fidélité exceptionnelle. De la stratification des sources à la clôture diffuse du canon rabbinique, des familles textuelles révélées par Qumrân à l'œuvre vocalique et critique des Massorètes de Tibériade, puis à la diffusion imprimée à partir de Soncino et de Venise, ce corpus offre à l'historien un terrain où la mémoire de la tradition et les preuves de l'archive s'éclairent mutuellement. Le texte hébreu demeure, à la fois, le fondement vivant de la pratique religieuse juive et l'un des objets les plus scrutés de la philologie occidentale — témoin de ce que la conservation patiente d'un livre peut accomplir à travers les millénaires.