HAHN, JOSEPH YUSPA NÖRDLINGER (JOSEPH BEN PHINEHAS NÖRDLINGEN)
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Rabbin allemand ; né à Francfort-sur-le-Main dans la seconde moitié du seizième siècle ; mort là le 3 avril 1637. Il reçut une bonne éducation de son père, le savant rabbin Seligmann. Le nom « Hahn », comme le dit son petit-fils, Joseph ben Moses Kosman, dans la préface du « Nobeg ka-Ẓon'Yosef », est dérivé de la maison familiale appelée « Zum rothen Hahn ». Hahn fut l'auteur du « Yosif Omeẓ », qui fut publié à Francfort-sur-le-Main en 1723 par Moses Reiss Darum, gendre de Joseph ben Moses Kosman. Cette œuvre intéressante traite de questions liturgiques, des moments les plus importants de la vie religieuse, de l'éducation, de la charité, de la moralité, des fêtes chrétiennes, et du calendrier civil. Elle est écrite dans un style populaire ; de brèves remarques montrent l'auteur comme étant un maître de la Halakah. Comme tel, il fut reconnu par ses contemporains Isaiah Horowitz, auteur du « Shene Luḥot ha-Berit », et Joel Särkes, auteur du « Bayit Ḥadash ». Il exprime des vues rationnelles quant à la pédagogie. Il recommande l'adhésion à l'ancienne règle donnée en Prov. xxii. 6, « Élève l'enfant selon sa voie » (A. V. « selon le chemin qu'il doit suivre »), et que la portée, la méthode et le sujet de l'instruction soient adaptés à la capacité de l'enfant : il ne devrait pas être forcé d'apprendre ce qui dépasse sa compréhension. S'il n'est pas apte à l'étude du Talmud, il devrait recevoir une instruction approfondie dans la Bible, qui est claire et gagne le cœur pour la crainte de Dieu. Dans cette œuvre, Hahn raconte aussi les troubles qui frappèrent les Juifs de Francfort avant et pendant les persécutions causées par Vincent Fettmilch, de leur expulsion en 1614, et de leur readmission en 1616. Hahn était membre de l'une des quarante familles auxquelles le privilège de revenir fut d'abord accordé.
Dans les affaires communales, Hahn déploya également une grande activité. Il fonda une société, Gomel Ḥesed, dont le devoir était de rendre les derniers honneurs aux morts, spécialement à ceux qui n'avaient pas de parents. La congrégation lui conféra des fonctions d'honneur ; et il officia comme rabbin quand le rabbinat était vacant. Son nom est inscrit dans le « livre du souvenir », et son épitaphe hébraïque (No. 1590) se trouve sur l'un des monuments du cimetière juif de Francfort.
Une autre œuvre de Hahn, contenant des explications et des gloses aux quatre codes du Shulḥan 'Aruk, est encore en manuscrit.