Lamentation sur la destruction d'Ur — Premier récit de catastrophe urbaine
קינה על חורבן אור
Verfasser: Poète sumérien anonyme (c. 2000 av. J.-C.)
Datum: c. 2000 av. J.-C.
Aufbewahrung: University of Pennsylvania Museum, Musée du Louvre
hinterlegt am 16. April 2026 · Register Geschichte · Verwahrer, nicht Eigentümer
❧ Beschreibung
La Lamentation sur la destruction d'Ur est un poème sumérien de 436 lignes qui pleure la chute de la cité d'Ur et de la Troisième Dynastie d'Ur, détruite par les Élamites et les Amorrites vers 2004 av. J.-C. Ce texte est le plus ancien ancêtre connu du genre littéraire des lamentations sur les villes détruites — genre qui culminera, un millénaire et demi plus tard, dans les Lamentations de Jérémie (Eikha) sur la destruction de Jérusalem en 586 av. J.-C. Les parallèles structurels sont remarquables : la déesse Ningal pleurant la destruction de son temple comme Jérusalem personnifiée pleure le sien, la description de la famine et du massacre, l'appel aux dieux indifférents. La tradition littéraire mésopotamienne des lamentations urbaines — Ur, Nippur, Sumer et Akkad — constitue le modèle formel dont le prophète Jérémie (ou son école) héritera pour écrire Eikha.
In der Geschichte
Kritische Forschung
Datierung
English
The Lamentation over the Destruction of Ur is a 436-line Sumerian poem mourning the fall of Ur. It is the oldest known ancestor of the literary genre of city laments — a genre that would culminate in Jeremiah's Lamentations (Eikhah) on the destruction of Jerusalem.