19. Jahrhundert
Ritualmordanschuldigung nach dem Verschwinden von Eszter Solymosi
1882·Tiszaeszlár
Die Bilanz wird genau so wiedergegeben, wie die Quelle sie nennt — nie gerundet, nie mit einer anderen addiert. Die Bilanzen überschneiden sich von Ereignis zu Ereignis.
fünfzehn Juden angeklagt, alle im August 1883 freigesprochen; anti-jüdische Unruhen in ganz Ungarn
Une servante de quatorze ans, Eszter Solymosi, disparut au printemps dans le village de Tiszaeszlár, sur la Tisza, alors que la communauté juive s'apprêtait pour Pessah. L'accusation de meurtre rituel fut portée par le député antisémite Győző Istóczy et relayée par la presse.
L'instruction repose sur un seul témoignage : celui de Móric Scharf, fils adolescent du bedeau de la synagogue, séparé de sa famille, gardé par le juge d'instruction et amené à déclarer qu'il avait vu l'égorgement par le trou de la serrure. Un corps repêché dans la rivière fut déclaré substitué par les Juifs pour brouiller l'enquête.
Le procès, tenu à Nyíregyháza, fut suivi par toute l'Europe. La défense, conduite par l'avocat et écrivain Károly Eötvös, démonta le témoignage de l'enfant et l'expertise médico-légale. Tous les accusés furent acquittés, ce qui déclencha des émeutes dans plusieurs villes de Hongrie et l'état de siège à Presbourg. L'affaire fit naître le premier parti antisémite du pays.
- Zeitraum :
- 19. Jahrhundert
- Art :
- Prozesse und Hinrichtungen
- Region :
- Mittel- und Osteuropa
- Land :
- Hongrie
Andrew Handler, *Blood Libel at Tiszaeszlar* ; Károly Eötvös, *A nagy per*.