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Zakhor
التقاطعLieuIXe–XIVe siècle

אורלינ״ש

المنطقة: France (Orléanais/Loiret)

السجل التقاطع · وديع، وليس مالكًا

عاصمة ملكية سابقة في وادي Loire، Orléans احتضنت جالية يهودية وسيطة مهمة موثقة منذ العصر الكارولنجي. كان يهود Orléans نشطين في تجارة الخمر والإقراض؛ كانت المدينة أيضا مركز دراسات ربانية قبل الطردات المتتالية.

كتاب لم يكتب بعد

لم يُكتب هذا الكتاب الأكبر بعد. تبدأ كتابته من هنا مباشرة: يؤلّف كلود عملاً أصيلاً من قطع الأرشيف في المتن ومن بحث على الويب، ثم يُثريه مع كل مصدر جديد يُقدَّم.

أيام هذا الكتاب

لا يحمل هذا الكتاب بعد أي يوم من أيام الذاكرة. المصادر التي توثّق Orléans تعطينا السنوات والقرون، لا اليوم؛ نحن لا نختلقها.

هل تعرفون تاريخاً — تذكراً، هيلولا، ذكرى رحيل؟ أعطوه يومه

مادة من الموسوعة اليهودية (1901–1906)

يُنشر هذا النص كما صدر قبل أكثر من قرن. أرقامه وأحكامه و«اليوم» الوارد فيه تخصّ زمنه لا زمننا.

ORLÉANS (ou)

هذه المادة غير مترجمة بعد: تُعرض بـالفرنسية.

Ville principale du département du Loiret, France. Sa communauté juive remonte au sixième siècle. Les divers conciles qui se réunirent dans la ville à cette époque édictèrent des lois spéciales contre les Juifs. En 533 le deuxième Concile d'Orléans défendit les mariages entre Juifs et Chrétiens, sous peine d'excommunication de ces derniers ; et le troisième, en 538, défendit aux Chrétiens de permettre aux Juifs d'agir comme juges, et prohiba aux Juifs de paraître en public entre le Jeudi Saint et le Lundi de Pâques, interdisant également au clergé de manger avec eux. Le quatrième concile décida, en 541, que tout Juif qui convertirait quelqu'un, ou induirait l'un de ses anciens coreligionnaires à revenir au judaïsme, ou s'approprierait un esclave chrétien, ou induirait un Chrétien à embrasser le judaïsme, devrait être puni par la perte de tous ses esclaves ; si, en revanche, un Chrétien se faisait Juif et gagnait sa liberté à la condition d'adhérer à la foi juive, ces conditions seraient nulles ; car il ne serait pas juste qu'un Chrétien converti au judaïsme jouisse de la liberté.

Lorsque Gontran, roi de Bourgogne, fit son entrée à Orléans en 585, des Juifs se mêlèrent à la foule qui l'acclamait à son arrivée avec des acclamations joyeuses. Ils lui adressèrent un discours en hébreu, mais le roi les reçut avec dérision, disant : « Malheur à cette nation juive méchante et traître, pleine de rouerie et de fraude ! Ils m'accablent aujourd'hui de flatteries bruyantes ; tous les peuples, disent-ils, devraient m'adorer comme leur seigneur ; et tout cela n'est que pour m'induire à reconstruire à frais publics leur synagogue, détruite depuis longtemps. Je ne le ferai jamais ; car Dieu l'interdit. »

Accusés de trahison.

Au début du onzième siècle, le bruit se répandit dans toute l'Europe que le calife Ḥakim Bi-Amr Allah avait détruit l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem à l'instigation des Juifs d'Orléans, qui l'en avaient averti par des lettres écrites en hébreu, du départ d'une expédition pour la délivrance de la Terre Sainte. Bien que cette accusation fût entièrement sans fondement, les Juifs d'Orléans, pour échapper à un massacre général, furent obligés de quitter la ville pour un temps. Ils revinrent bientôt, cependant, pour reprendre leurs études. Leur académie fut l'une des plus célèbres en France au douzième siècle ; et leurs savants, connus sous le nom des « Anciens » d'Orléans, prirent part au synode tenu à Troyes vers 1150, sous la direction de R. Tam et de RaSHBaM. Philippe Auguste les expulsa en 1182, et convertit leur synagogue en église, qu'il donna à l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem en l'année 1200.

Comme leurs coreligionnaires dans les autres villes de France, les Juifs d'Orléans furent obligés de porter le badge en forme de roue, pour lequel ils furent forcés de payer une taxe annuelle. En 1285 les badges dans la baillie d'Orléans rapportèrent cinquante livres au trésor, mais en 1295 seulement trente sous. La taxe spéciale imposée aux Juifs s'élevait en 1298 à 500 livres, mais en 1299 à 40 livres seulement, tandis qu'en 1301 elle s'était élevée à 265 livres. La vente de leurs propriétés, à l'exclusion des biens personnels, de la vaisselle et des bijoux, s'élevait en 1306 à la somme de 33 700 livres, 46 sous, 5 deniers. Leur grand bâtiment scolaire, confisqué par Philippe le Bel, fut vendu aux enchères en même temps et rapporta 340 livres, tandis que la petite école, située dans la ville, rapporta 140 livres.

Les principaux savants d'Orléans étaient les suivants : Au onzième siècle : Isaac ben Menahem (Tos. to Men. 5a and to Giṭ. 21a) ; Meïr ben Isaac, poète liturgique (Zunz, « Literaturgesch. » p. 251). Au douzième siècle : Eleazar ben Meïr ben Isaac, Salomon ben Isaac, [Joseph ben Isaac Bekor Shor](/articles/8841-joseph-ben-isaac-bekor-shor-of-orleans) (Tos. to Ḥul. 112b; Yeb. 25b, 36b; Mak. 6a; Shab. 12a; Zunz, _l.c._ pp. 282-285; _idem_, « Z. G. » p. 75), [Jacob d'Orléans](/articles/8450-jacob-of-orleans) ou R. Tam (mort à Londres 1189 ; Tos. to Yoma 34a; Pes. 5b, 15a; Yeb. 4a; Ket. 47a; Giṭ. 8c; Zunz, « Z. G. » p. 75), Abraham ben Joseph (Tos. to Ber. 45b and to Mak. 6b).

Au moment présent (1904) il n'y a que peu de familles juives à Orléans.

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