Leonard J. Greenspoon
地区: États-Unis (Creighton University, Omaha)
登记簿 历史 · 保管人,非所有者
发布于 2026年8月25日
美国学者,Creighton大学Philip M. and Ethel Klutznick犹太文明讲座教授,长期为《圣经考古评论》(Biblical Archaeology Review)撰稿人。七十士译本研究的重要人物(1993–1999年IOSCS主席),撰写了200多篇文章以及多部关于犹太圣经翻译、犹太历史和文化的专著和编著。
Introduction
Il existe une manière discrète mais tenace de servir la culture juive : non par la proclamation, mais par le patient travail de la traduction, du texte et de la transmission. Leonard J. Greenspoon appartient à cette lignée d'érudits pour qui la parole biblique — dans ses versions successives, hébraïque, grecque, anglaise — constitue le lieu même où une civilisation se dit et se relit. Universitaire américain né à Richmond, en Virginie, formé à Harvard, il consacra sa carrière à un double geste : établir la lettre des textes anciens avec la rigueur du philologue, et rendre cette érudition accessible à un large public de lecteurs curieux.
Sa figure se situe au carrefour de plusieurs traditions savantes : l'étude scientifique de la Septante, l'histoire des traductions juives de la Bible et l'enseignement de la civilisation juive dans une institution jésuite du Middle West américain. À travers lui se dessine un chapitre méconnu de la culture juive américaine, celle qui s'est construite dans les universités, les revues de vulgarisation et les collectifs savants, loin des grandes métropoles de la côte Est. Ce livre entend restituer l'itinéraire d'un homme dont l'œuvre, éparse en plus de deux cents articles, en près de cinq cents comptes rendus et en une douzaine de volumes, dessine pourtant une cohérence sans faille : celle d'un serviteur du texte.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月25日
Chapitre 1 : Richmond, l'école élémentaire et Harvard — la formation d'un philologue
Leonard Jay Greenspoon naquit le 5 décembre 1945 à Richmond, en Virginie, dans une Amérique juive du Sud alors minoritaire et souvent tenue à l'écart des grands centres de la vie communautaire septentrionale. Il fit ses premières études supérieures à l'Université de Richmond, sa ville natale, où il obtint successivement un baccalauréat et une maîtrise en études classiques — signe précoce d'une vocation pour les langues anciennes et les textes fondateurs. Avant de s'engager dans la recherche doctorale, il enseigna deux années dans une école élémentaire, expérience dont l'empreinte se retrouvera tout au long de sa carrière dans le soin constant qu'il porta à rendre le savoir intelligible au plus grand nombre [Creighton University, page de présentation].
C'est à Harvard University que sa formation prit une orientation décisive. Il y travailla sous la direction de deux figures majeures de la biblicistique américaine du XXe siècle : G. Ernest Wright, professeur et archéologue, dont un cours consacré au Livre de Josué éveilla chez le jeune Greenspoon l'intérêt durable pour le Josué grec, et Frank Moore Cross, hébraïste et spécialiste des manuscrits de la mer Morte, dont l'enseignement ouvrit à son étudiant la maîtrise des traditions textuelles hébraïques [H-Net, 2025]. Ces deux maîtres représentaient les deux pôles d'une même discipline : l'archéologie de terrain et la philologie du texte. Greenspoon allait en prolonger le versant philologique et éditorial pendant près d'un demi-siècle.
La confrontation du grec et de l'hébreu, la traque des variantes, la reconstitution des états successifs d'un texte devinrent son territoire propre. L'Amérique universitaire de l'après-guerre offrait à une génération de juifs formés dans les grandes facultés la possibilité d'embrasser des carrières savantes autrefois inaccessibles, et Greenspoon fut de ceux qui saisirent cette ouverture [Sorin, Tradition Transformed, 1997]. Sa trajectoire illustre l'entrée pleine et entière des juifs américains dans le corps professoral, mouvement lent qui refoulait les préjugés d'exclusion longtemps entretenus par les institutions [Dinnerstein, Antisemitism in America, 1994].
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月25日
Chapitre 2 : Vingt ans à Clemson — construire une œuvre dans le silence
Après l'obtention de son doctorat à Harvard, Greenspoon rejoignit l'Université Clemson, en Caroline du Sud, où il enseigna les études religieuses pendant vingt années entières, de 1975 à 1996 [Biblical Archaeology Society, 2025]. Ce long séjour dans une institution du Sud profond, loin des grands centres de la biblicistique américaine, n'est pas un détail biographique secondaire : c'est dans ce relatif isolement institutionnel que prit forme l'essentiel de sa production scientifique des premières décennies.
C'est à Clemson que fut élaborée et soutenue la thèse qui allait fonder sa réputation : Textual Studies in the Book of Joshua, publiée en 1983 aux Scholars Press. L'ouvrage examine la tradition textuelle du Livre de Josué à la lumière des témoins grecs, des manuscrits de la mer Morte et des versions anciennes. Il s'inscrit dans le renouveau de la critique textuelle biblique nord-américaine, discipline exigeante qui suppose la maîtrise conjointe de l'hébreu, du grec et des méthodes comparatives. À Clemson aussi, Greenspoon affina sa vocation de médiateur : loin des podiums des grandes conférences, il construisit patiemment un réseau de publications, de comptes rendus et de collaborations qui finiraient par faire de lui une référence incontournable dans sa discipline.
Ces deux décennies confirment une constante de son tempérament intellectuel : la fidélité à un même objet, le Livre de Josué et ses états textuels grecs, plutôt que la dispersion vers des thèmes à la mode. Le Josué grec resta l'un de ses foyers permanents. Lorsque fut lancé le vaste projet de la New English Translation of the Septuagint (NETS), Greenspoon en traduisit précisément le livre de Josué et présida le comité de pilotage de l'entreprise, contribuant ainsi à doter le monde anglophone d'une version savante et complète de la Bible grecque [IOSCS ; NETS, Oxford University Press, 2007]. Cette fidélité à un même texte, poursuivie sur plusieurs décennies, révèle une conception de l'érudition comme approfondissement patient plutôt que dispersion.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月25日
Chapitre 3 : Max Leopold Margolis, l'ancêtre savant
En 1987 parut chez Scholars Press Max Leopold Margolis: A Scholar's Scholar, biographie intellectuelle que Greenspoon consacra à l'un de ses prédécesseurs les plus illustres. Le choix n'était pas fortuit : Margolis, né en 1866, fut le plus important spécialiste juif américain de la Bible avant la Première Guerre mondiale, notamment en tant que rédacteur en chef de la traduction de 1917 de la Jewish Publication Society [Academia.edu, curation Menachem Butler].
En écrivant la vie de Margolis, Greenspoon reliait sa propre pratique à une généalogie savante précise. Margolis avait consacré une part majeure de son œuvre au texte grec de Josué — le même livre qui avait éveillé la vocation de son biographe à Harvard. Cette rencontre par-delà les générations donne à l'entreprise une dimension presque testamentaire : Greenspoon se reconnaissait héritier d'une science juive américaine de la Bible, celle qui, entre philologie allemande et enracinement communautaire, avait cherché à concilier rigueur historique et fidélité à la tradition. La biographie de Margolis est ainsi autant un travail d'histoire de la science qu'un acte de filiation intellectuelle — un hommage rendu par un spécialiste du Josué grec à celui qui, une génération plus tôt, avait posé les mêmes questions sur les mêmes textes.
Le choix de Margolis comme sujet biographique dit également quelque chose de la position que Greenspoon entendait occuper dans le paysage savant américain : ni simplement héritier des grandes écoles allemandes de Wissenschaft des Judentums, ni indifférent à la tradition communautaire dont il venait, mais artisan d'une troisième voie, proprement américaine, qui allait de la rigueur philologique au souci de transmission.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月25日
Chapitre 4 : La chaire Klutznick à Creighton et la direction des *Studies in Jewish Civilization*
En 1996, Greenspoon quitta Clemson pour rejoindre Creighton University, à Omaha, dans le Nebraska, où il accéda à la chaire Philip M. and Ethel Klutznick de civilisation juive. Il y fut également professeur de théologie et d'études classiques et proche-orientales, occupant cette position remarquable : titulaire d'une chaire d'études juives dans une université jésuite catholique du Middle West [Creighton University, page de présentation ; Biblical Archaeology Society, 2025].
Cette situation, loin d'être marginale, dit quelque chose de la culture juive américaine dans sa capacité à s'implanter partout, y compris hors des grandes concentrations urbaines, et à dialoguer avec d'autres traditions religieuses. Le dialogue judéo-chrétien, thème majeur de la seconde moitié du XXe siècle, se vivait à Creighton de manière concrète, quotidienne, par la seule présence d'un érudit juif formé à Harvard enseignant la civilisation de son peuple dans une institution fondée par la Compagnie de Jésus.
À Creighton, Greenspoon dirigea et anima la collection Studies in Jewish Civilization, série annuelle publiée par Purdue University Press et issue d'un colloque régulier, dont il fut le rédacteur en chef pendant de nombreuses années, la menant jusqu'à son vingt-quatrième volume. Chaque volume rassemblait des contributions sur un thème de culture, d'histoire ou de pensée juives — nourriture, humour, sport, famille, mort, vêtement, autant de sujets par lesquels une civilisation se donne à lire dans son quotidien. Le volume Fashioning Jews: Clothing, Culture and Commerce, qu'il figura parmi ses ouvrages édités, illustre bien cette attention aux formes vécues et populaires de la judéité. Cette orientation prolongeait une historiographie soucieuse des pratiques ordinaires, des tables et des fêtes [Joselit, The Wonders of America, 1994 ; Diner, Hungering for America, 2001]. Il contribua également, avec Sidnie White Crawford, à The Book of Esther in Modern Research, confirmant la diversité thématique de ses engagements éditoriaux.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月25日
Chapitre 5 : L'IOSCS et le gouvernement des études septantiques
L'International Organization for Septuagint and Cognate Studies (IOSCS) constitue le foyer mondial de la recherche sur la Bible grecque. Greenspoon y joua un rôle de premier plan, exerçant la présidence de l'organisation de 1993 à 1999, durée que confirme la nouvelle notice nécrologique [Biblical Archaeology Society, 2025]. La légère divergence que l'on pouvait relever entre certaines sources antérieures — certaines évoquant un mandat jusqu'en 1996 — est ainsi levée au bénéfice de la date la plus documentée.
Au-delà des titres, sa contribution fut opératoire. Il fut l'artisan de la New English Translation of the Septuagint, dont il présida le comité directeur. Cette œuvre collective, publiée en 2007 par Oxford University Press et révisée en 2009, 2014 et 2021, visait à mettre à la disposition du public lettré une traduction fondée sur l'état le plus sûr de la science. La Septante, première grande traduction juive de l'Écriture, devint sous sa plume non un simple objet philologique mais le témoin d'un moment où le judaïsme hellénistique se donna les moyens de penser sa tradition dans une autre langue.
Greenspoon comprenait que la vitalité d'une discipline tient autant à ses monuments qu'à ses institutions : sociétés savantes, revues, séries et comités qui assurent la continuité du travail par-delà les individus. En cela, son magistère à la tête de l'IOSCS fut aussi une œuvre de transmission — veiller à ce que les générations suivantes de spécialistes disposent des outils, des réseaux et des publications sans lesquels aucune science ne se perpétue.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月25日
Chapitre 6 : *Jewish Bible Translations* — une histoire des personnalités et des passions
L'ouvrage qui résume le mieux sa maturité est sans doute Jewish Bible Translations: Personalities, Passions, Politics, Progress, vaste panorama des versions juives de l'Écriture à travers les langues et les siècles. Greenspoon y embrasse la Septante, les traductions médiévales, la version anglaise d'Isaac Leeser, celle de Samson Raphael Hirsch, les Humashim modernes et les traductions en de multiples langues, du hongrois au judéo-espagnol.
Le sous-titre dit tout de sa méthode : traduire n'est jamais un acte neutre. Derrière chaque version se tiennent des personnalités, des passions, des enjeux politiques et communautaires. Une recension critique du livre releva d'ailleurs que l'idée d'un « progrès » des traductions post-Lumières mérite d'être nuancée, et que le « sens littéral » d'un texte sacré n'existe pas indépendamment de l'interprétation rabbinique qui le porte [Los Angeles Review of Books]. Ce débat même honore l'ouvrage : il en fait une œuvre discutée, vivante.
Traduire, pour Greenspoon, engageait la façon dont une communauté se rapporte à sa parole fondatrice — problème que la pensée juive a toujours placé au cœur de sa réflexion sur l'écrit et l'oral. L'entreprise rejoint en cela une longue tradition de réflexion sur la traduction comme acte fondateur et comme enjeu communautaire, que l'on songe à la controverse entourant les versions de la JPS, à la résistance de certains milieux orthodoxes aux traductions vernaculaires ou à la floraison des versions féministes du XXe siècle. Jewish Bible Translations ne se contente pas d'inventorier ces épisodes : il les pense comme autant de moments où une communauté négocie son rapport à sa propre origine textuelle.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月25日
Chapitre 7 : Le passeur — *Biblical Archaeology Review*, Harvey Minkoff et l'accès au savoir
Une part importante de l'influence de Greenspoon tient à son rôle de médiateur. Pendant près de deux décennies, il contribua à Biblical Archaeology Review, rendant la recherche biblique accessible à un lectorat vaste et non spécialisé [Biblical Archaeology Society, 2025]. Il co-signa également, avec Harvey Minkoff, des travaux destinés à ce même public.
Cette vocation de passeur ne fut jamais tenue par lui pour inférieure à la recherche pure. Elle procédait d'une conviction, forgée dès ses deux années d'enseignement élémentaire avant Harvard : le savoir sur la Bible, patrimoine commun, ne devait pas rester confiné aux séminaires universitaires. Sa formation classique lui avait appris que les textes fondateurs perdent leur vie dès qu'ils cessent d'être lus par ceux qui en sont les héritiers ; son tempérament de pédagogue lui interdisait de s'en satisfaire.
À sa mort, survenue le 22 mai 2025, les hommages saluèrent précisément un érudit d'une rare ampleur qui avait su rendre la science biblique lisible pour tous. Jonathan Sarna, l'un des historiens les plus en vue de la culture juive américaine, figura parmi ceux qui rendirent hommage publiquement à ce collègue et ami [Zwinglius Redivivus, 2025]. En 2018, ses collègues lui avaient déjà offert un volume d'hommage, Found in Translation: Essays on Jewish Biblical Translation in Honor of Leonard J. Greenspoon, consacrant à la fois son œuvre de traducteur et l'estime de sa profession [Barker, Le Donne et Lohr, Found in Translation, 2018]. Cette double reconnaissance — de la communauté savante et du grand public — résume une carrière tout entière tendue vers le partage.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月25日
Chapitre 8 : Vie privée et héritage humain
L'image que Greenspoon laissa à ses proches et à ses collègues fut celle d'un homme profondément ancré dans sa famille autant que dans ses livres. Il était marié depuis cinquante-cinq ans à Ellie Greenspoon, présente à chaque étape de la longue traversée universitaire qui mena le couple de Richmond à Clemson, puis d'Omaha jusqu'à la retraite. Ensemble, ils eurent deux filles — Galit et Talya —, et trois petits-enfants [Décès de Leonard J. Greenspoon, Biblical Archaeology Society, 2025].
Ces noms hébraïques, Galit et Talya, portés par deux filles nées dans le Middle West américain, résonnent à leur manière comme un écho silencieux de toute l'œuvre du père : le nom hébreu transporté dans la langue et le territoire américains, comme la Septante avait jadis transporté l'hébreu dans le grec, comme Margolis avait traduit l'Écriture en anglais américain. Dans la transmission familiale se répète, en miniature, le geste même qui aura occupé Leonard Greenspoon toute sa vie durant.
Les notices qui lui furent consacrées après sa mort soulignèrent l'exceptionnelle amplitude de sa bibliographie : une douzaine d'ouvrages édités ou co-édités, environ deux cents articles et chapitres de contribution, et près de cinq cents comptes rendus — un chiffre qui dit moins la productivité que la conscience professionnelle d'un homme qui lisait, évaluait et répondait au travail des autres avec la même rigueur qu'il portait à ses propres recherches.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月25日
Une note sur le patronyme *Greenspoon*
Le patronyme Greenspoon est une forme anglicisée d'un nom d'origine ashkénaze, apparenté aux formes germano-yiddish Grünspan ou Grinshpan — littéralement « vert-de-gris », le pigment cuivré que l'on obtient par oxydation du cuivre. De tels noms, souvent fixés dans l'Empire des Habsbourg ou en Europe orientale au tournant du XIXe siècle, furent adaptés à la graphie anglaise lors de l'immigration vers les États-Unis, où l'orthographe se stabilisa au gré des officiers d'état civil et des familles elles-mêmes [Greenspun, Wikipedia]. Que le porteur de ce nom soit devenu un spécialiste du passage d'une langue à l'autre n'est qu'une coïncidence — mais une coïncidence dans laquelle se lit, en miniature, toute l'histoire d'une diaspora qui n'a cessé de se traduire, de l'Europe à l'Amérique et de l'hébreu au grec puis à l'anglais.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月25日
Les grandes figures
Leonard Jay Greenspoon (1945–2025) — Né à Richmond, en Virginie, titulaire d'un baccalauréat et d'une maîtrise en études classiques de l'Université de Richmond, puis d'un doctorat de Harvard, il enseigna vingt ans à Clemson University avant d'occuper, à partir de 1996, la chaire Philip M. and Ethel Klutznick de civilisation juive à Creighton University (Omaha, Nebraska). Président de l'IOSCS de 1993 à 1999, il traduisit le Josué grec pour la NETS, dirigea la série Studies in Jewish Civilization et signa une douzaine d'ouvrages, environ deux cents articles et près de cinq cents comptes rendus. Auteur de Jewish Bible Translations et contributeur assidu de Biblical Archaeology Review, il mourut le 22 mai 2025, laissant son épouse Ellie, ses filles Galit et Talya, et trois petits-enfants.
Max Leopold Margolis (1866–1932) — Philologue et bibliste, il fut le plus éminent spécialiste juif américain de la Bible avant la Première Guerre mondiale et le rédacteur en chef de la traduction de la Jewish Publication Society parue en 1917. Ses recherches sur le texte grec de Josué firent autorité pendant des décennies. Greenspoon lui consacra en 1987 la biographie intellectuelle Max Leopold Margolis: A Scholar's Scholar (Scholars Press), se reconnaissant dans cette figure fondatrice d'une science juive américaine de l'Écriture, à la croisée de la philologie rigoureuse et de la fidélité communautaire.
Harvey Minkoff (dates inconnues, † avant 2025) — Universitaire et éditeur spécialisé en langue et traduction bibliques, il collabora avec Greenspoon à des travaux de diffusion destinés au lectorat de Biblical Archaeology Review. Évoqué comme « le regretté » dans les notices biographiques de Greenspoon parues de son vivant, il représente ce compagnonnage discret des chercheurs qui ont œuvré ensemble à rapprocher l'érudition et le grand public dans l'Amérique de la fin du XXe siècle.
G. Ernest Wright (1909–1974) — Bibliste et archéologue américain, professeur à Harvard et figure majeure de l'archéologie biblique du milieu du XXe siècle, cofondateur de la revue The Biblical Archaeologist. C'est son enseignement sur le Livre de Josué qui, selon les notices nécrologiques, éveilla chez le jeune Greenspoon l'intérêt décisif pour le Josué grec. Il incarne le lien entre l'archéologie de terrain et l'étude des textes, tradition dont son élève prolongea le versant philologique.
Frank Moore Cross (1921–2012) — Hébraïste et paléographe américain, professeur à Harvard, spécialiste mondialement reconnu des manuscrits de la mer Morte et de l'histoire de l'alphabet sémitique. Figure tutélaire de Greenspoon au côté de G. Ernest Wright, il ouvrit à son étudiant la maîtrise des traditions textuelles hébraïques et des problèmes de critique textuelle qui allaient irriguer toute sa carrière [H-Net, 2025]. Son Canaanite Myth and Hebrew Epic (1973) demeure une référence fondamentale du domaine.
Philip M. Klutznick (1907–1999) — Homme d'affaires, promoteur immobilier et leader communautaire juif américain, il fut secrétaire au Commerce des États-Unis sous la présidence de Jimmy Carter et président de l'Organisation sioniste mondiale. Sa générosité philanthropique, partagée avec son épouse Ethel, donna son nom à la chaire que Greenspoon occupa à Creighton University à partir de 1996, scellant ainsi le lien entre engagement communautaire et vie intellectuelle dans la tradition philanthropique juive américaine.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月25日
Conclusion
L'itinéraire de Leonard J. Greenspoon dessine la figure d'un érudit total dans un domaine pourtant austère. De Richmond à Omaha, de l'école élémentaire du Sud à la thèse harvardienne sur le Josué grec, de Clemson à la chaire Klutznick, de la biographie de Margolis à la vaste synthèse des traductions juives de la Bible, un même fil se déroule : la conviction que traduire, éditer et transmettre l'Écriture est un acte de civilisation. Sa vie rappelle que la culture juive américaine ne s'est pas seulement faite dans les synagogues et les quartiers, mais aussi dans les bibliothèques universitaires, les comités éditoriaux et les revues de vulgarisation [Sorin, Tradition Transformed, 1997].
Serviteur du texte plus que bâtisseur de systèmes, Greenspoon laisse une œuvre dispersée mais cohérente, dont le volume d'hommage de 2018 et les nombreuses notices posthumes de 2025 mesurent la portée. En reliant le grec de la Septante à l'anglais des traductions modernes, en réhabilitant la mémoire de Margolis et en ouvrant les études juives aux mille facettes de la vie quotidienne, il aura montré qu'une civilisation se perpétue autant par la fidélité au mot juste que par le souci de le rendre lisible à tous. Les noms hébraïques de ses filles, la chaire jésuite du Nebraska, les cinq cents comptes rendus rendus avec sérieux à ses pairs : autant de gestes qui composent, ensemble, le portrait d'un homme pour qui transmission et rigueur n'étaient pas deux vertus distinctes mais une seule et même exigence.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月25日
继续阅读这部大书
登录或创建免费账户以阅读整部大书——并发现、追踪和丰富与您相关的家系。
一封邮件,一次点击。无需密码;随时可退出。
「Leonard J. Greenspoon」是您故事的一部分吗?
创建您的会员空间,关注您在意的家族、获取新发现的通知并参与贡献——无需密码。
一封邮件,一次点击。无需密码;随时可退出。
这本书的纪念日
这本书尚未记录任何纪念日。记录Leonard J. Greenspoon的史料提供年份和世纪,从不提供具体日期;我们不凭空制造。
您知道一个日期——一个纪念、一次希洛拉、一个离世纪念日? 为它定下纪念日
来源与资源
- Stephen J. Whitfield, In Search of American Jewish Culture (1999)
- Hasia R. Diner, Hungering for America: Italian, Irish, and Jewish Foodways in the Age of Migration (2001)
- Jenna Weissman Joselit, The Wonders of America: Reinventing Jewish Culture, 1880-1950 (1994)
- André Neher, L'exil de la parole. Du silence biblique au silence d'Auschwitz (1970)
- Leonard Dinnerstein, Antisemitism in America (1994)
- Léon Askénazi, La parole et l'écrit. I. Penser la tradition juive aujourd'hui (1999)
- Nils Roemer, Jewish Scholarship and Culture in Nineteenth-Century Germany: Between History and Faith (2005)
- Gerald Sorin, Tradition Transformed: The Jewish Experience in America (1997)
- en.wikipedia.org ↗
- jps.org ↗
相关家族
作者的著作
🔗 引用/链接此页面
复制以下格式之一来引用此条目或创建指向它的链接。
链接
https://zakhor.ai/zh/grands-livres/figures/leonard-j-greenspoonHTML
<a href="https://zakhor.ai/zh/grands-livres/figures/leonard-j-greenspoon">Leonard J. Greenspoon — Zakhor</a>引用
Leonard J. Greenspoon — Zakhor, https://zakhor.ai/zh/grands-livres/figures/leonard-j-greenspoon