LEON, EDWIN DE
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Diplomate américain et journaliste ; né à Columbia, S. C., en 1818 ; mort en 1891 ; frère de David Camden de Leon. Son père, médecin, s'établit à Columbia, S. C., et fut maire de cette ville pendant plusieurs années. De Leon obtint son diplôme du South Carolina College et étudia le droit, mais se tourna bientôt vers la littérature et la politique. Il devint un collaborateur actif de la « Southern Review », de « Magnolia », du « Southern Literary Messenger » et d'autres périodiques. S'étant établi à Savannah, Ga., il prit la direction éditoriale du « Savannah Republican » et en fit un facteur politique dans l'État ; sa fonction suivante fut celle de directeur du « Telegraph » (S. C.) de Columbia, un quotidien.
À l'invitation d'un comité de membres du Congrès du Sud, De Leon fonda à Washington, D. C., « The Southern Press », qui devint bientôt l'organe du peuple du Sud et acquit une large circulation au début des années cinquante. Pour ses services pendant la campagne de Pierce, ce président le nomma consul général en Égypte, position qu'il occupa pendant deux mandats avec un succès remarquable. Au commencement de la guerre de Crimée, un ordre fut émis par la Porte expulsant tous les Grecs du domaine ottoman. Les Grecs d'Égypte appelèrent à l'aide De Leon, qui les prit sous la protection du drapeau américain, garantit leur bon comportement, et insista pour qu'on ne les inquiétât pas. Le gouvernement américain approuva sa conduite, et le Congrès lui fit l'honneur de commander l'impression de ses dépêches. Le roi de Grèce lui offrit la grand-croix de l'Ordre de San Sauveur, mais Leon refusa au motif que cela était contraire à la République.
De Leon rendit des services remarquables en protégeant les missionnaires américains à Jaffa, et pour cela il reçut pour la deuxième fois les remerciements du département d'État. Par son influence, le commerce américain avec l'Égypte s'étendit largement et les machines américaines furent introduites dans ce pays. C'est pendant sa charge de consul général qu'il apprit la sécession de son État natal de l'Union. Il présenta immédiatement sa démission. De retour dans son pays, il franchit le blocus et se fit un chemin jusqu'à Nouvelle-Orléans. De là, il se rendit à Richmond et rapporta à Jefferson Davis, se portant volontaire pour le service militaire. Davis le chargea plutôt d'une mission confidentielle en Europe pour obtenir la reconnaissance de la Confédération du Sud par les puissances étrangères. De Leon refusa tout salaire ou compensation pour ses services, mais avança de sa propre bourse des sommes considérables pour l'usage de la Confédération. Il franchit de nouveau le blocus, atteignit Nassau, et arriva en Angleterre en juillet 1862. En qualité d'agent diplomatique, il fut reçu dans les plus hauts cercles, tant en Angleterre qu'en France, et plaida personnellement la cause de la Confédération auprès de Lord Palmerston et de l'empereur Napoléon.
Ses dépêches au gouvernement du Sud furent cependant interceptées et publiées sur l'ordre du secrétaire d'État de Lincoln, Seward.
Par son ami Thackeray, De Leon devint membre du Garrick Club et contributeur de la « Cornhill Magazine ». Après la guerre civile, De Leon retourna en Amérique et s'établit à New York. Il contribua fréquemment aux principaux magazines, principalement sur les sujets orientaux. Parmi ses œuvres on compte : « Thirty Years of My Life on Three Continents » ; « The Khedive's Egypt » ; « Under the Star and Under the Crescent » ; « Askaros Kassis, the Copt », un roman, réédité en Angleterre.