JONAS
该词条尚未翻译:此处以法语显示。
Amoraïte palestinien du quatrième siècle ; principale autorité rabbinique de la quatrième génération amoraïte. Avec Jose II., son condisciple de jeunesse et collègue et associé commercial de toute sa vie, il étudia sous Ze'era I. et Ela (Bek. 30a; Yer. Ter. ii. 41d); et quand, jeunes hommes, ils rendirent visite à Abbahu pour lui exprimer leur sympathie dans son deuil, celui-ci les traita en savants éminents (Yer. Sanh. vi. 23d). Mais le maître spécial de Jonah était Jérémie (Yer. Ḥal. i. 57c, ii. 58b). De ces maîtres et d'autres, les jeunes gens acquirent une connaissance approfondie des traditions, et s'élevèrent graduellement du rang d'élèves à celui de collègues. Ainsi, dit-on, « Hagaï ouvrit le discours et Jonah et Jose le fermèrent » (Yer. R. H. ii. 58b). Finalement ils succédèrent à la direction de l'académie de Tibériade. Dans sa charge, Jonah se distinguait par son soin paternel envers ses élèves, auxquels il donnait à la fois des conseils et un soutien matériel (Yer. Beẓah i. 60c). Selon l'obligation biblique et rabbinique, il distribuait la dîme de ses revenus, mais à ceux qui étudiaient la Loi, non aux prêtres ou aux Lévites, tirant son autorité de II Chr. xxxi. 4 (Yer. Ma'as. Sh. v. 56b). Quand il découvrait un homme digne qui était pauvre, il l'aidait de manière à ne pas blesser son amour-propre. « Je comprends », lui disait-il, « que vous avez hérité d'une propriété » ou « que vos débiteurs vous paieront bientôt ; empruntez-moi de l'argent, que vous me rendrez quand vous serez entré en possession de votre fortune. » Dès que le prêt proposé avait été accepté, il libérait l'emprunteur de sa promesse en lui disant : « Cet argent t'est donné en cadeau. » Cette procédure, il la considérait comme suggérée par le Psalmiste : « Bienheureux celui qui a égard au pauvre » (Ps. xli. 2 [A. V. 1] ; Yer. Peah viii. 21b; Midr. Teh. to passage).
Jonah jouissait aussi d'un certain respect parmi les Romains (Yer. Ber. v. 9a; Ta'an. 23b). Il était compté parmi ceux qualifiés de  (« les puissants du pays d'Israël »), parce que, expliquaient les Rabbins, son efficacité dans les prières en temps de sécheresse. Le miracle suivant est rapporté de lui : Une fois, un jour de Sabbat, un incendie éclata sur sa propriété. Un Nabatéen dont la propriété jouxtait celle de Jonah tenta de l'éteindre, mais Jonah ne le permit point de profaner ainsi le Sabbat. « Te reposes-tu sur ta bonne chance ? » demanda en raillant le Nabatéen ; auquel Jonah répondit : « Oui » ; whereupon le feu s'éteignit (Yer. Yoma viii. 45b). En tant que directeurs de l'académie de Tibériade, Jonah et Jose eurent de nombreux disciples, dont certains devinrent chefs de la génération suivante, et propagèrent et perpétuèrent les doctrines de leur maître. Jonah laissa un fils digne et un successeur en la personne de Mani II.