ALGAZI, MOÏSE JOSEPH
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Rabbin au Caire, Égypte ; né en 1764 ; mort après 1840, année où il devint en vue par le soutien énergique qu'il apporta à Crémieux et Salomon Munk dans leur effort pour établir des écoles pour les Juifs d'Égypte. Le mouvement était une conséquence directe du voyage oriental de Montefiore, Crémieux et Munk à l'occasion de l'accusation de crime rituel de Damas, quand le bas plan d'illumination prévalant parmi les Juifs égyptiens devint manifeste aux philanthropes. Munk émit un appel éloquent en hébreu et en arabe (septembre 1840). À Alexandrie, le rabbin local, assisté par un laïc éminent, Valensino, dirigeait le mouvement, tandis qu'au Caire, qui contenait environ trois cents familles juives, Algazi, bien que déjà âgé de soixante-seize ans, secondé par un laïc influent, Adda, fit un effort si énergique en faveur du plan que le 4 octobre 1840, deux écoles — l'une pour les garçons et l'une pour les filles — furent ouvertes. Les institutions reçurent le nom d'écoles Crémieux ; et leur promoteur s'engagea à être responsable d'une contribution annuelle européenne de 6 000 francs pour leur entretien.
Algazi, de plus, montra un trait supplémentaire de tolérance quand, malgré l'opposition de nombreux fanatiques, il soutint Munk dans la proposition d'admettre aux écoles les enfants des Karaïtes, dont il y avait au Caire environ cent. L'établissement de ces institutions signifiait le début de la culture séculière parmi les Juifs de l'Égypte moderne ; et peu de temps après cet événement Moses Fresco, grand rabbin de Constantinople, émit une lettre circulaire les exhortant à apprendre la langue du pays.