Haddouk 家族
Haddouk 家族的姓氏起源、历史与家谱——一个犹太姓氏及其留下的踪迹。
登记簿 记忆 · 保管人,非所有者
家族系谱地图
大书 — Haddouk
Introduction
Le patronyme Haddouk s'inscrit dans l'histoire longue et tourmentée du judaïsme maghrébin — une histoire qui déborde les frontières marocaines pour s'étendre, au fil des siècles et des migrations, vers l'Algérie, puis vers la France et d'autres terres d'accueil. Ce Grand Livre s'ouvre non sur une étymologie abstraite, mais sur une trajectoire : celle d'une famille qui a traversé des mondes, subi des ruptures, reconstitué ses attaches, et porté dans ses bagages un nom dont chaque syllabe recèle la mémoire d'un métier, d'une terre et d'une condition.
Retracer une lignée comme celle des Haddouk impose d'abord une honnêteté sur l'état des sources. Le dossier disponible est constitué d'indices convergents — onomastiques, historiques, géographiques — plutôt que de documents d'état civil nominatifs ou de registres rabbiniques identifiés. Ce livre distingue donc constamment ce qui est établi, ce qui est probable, et ce qui est transmis. Il s'appuie sur les travaux de référence de l'onomastique juive maghrébine, sur l'historiographie des communautés juives d'Algérie et du Maroc, et sur les ressources généalogiques disponibles.
Le parcours reconstitué suggère une origine judéo-berbère ou judéo-arabe ancienne en Afrique du Nord, une présence possible sur la péninsule Ibérique avant l'expulsion de 1492, un enracinement dans le judaïsme algérien entre le XVIIe et le XXe siècle, et enfin un exil vers la France dans les années 1960. À travers ce parcours, la lignée Haddouk participe du grand récit commun des Juifs du Maghreb : leurs artisanats, leurs solidarités communautaires, leur piété, leurs résistances face aux tempêtes de l'histoire.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Chapitre 1 : Algérie, foyer probable d'une lignée — du mellah à la rue française
Le nom Haddouk est, selon toute vraisemblance, ancré dans le judaïsme algérien. Parmi les quelque vingt mille porteurs du patronyme Haddouche — variante directe et graphiquement proche — recensés dans le monde, une écrasante majorité se trouve en Algérie, ce qui en fait le berceau historique et démographique incontestable de cette famille de noms. Cette donnée démographique constitue le premier indice sérieux d'un enracinement algérien du patronyme Haddouk, même si les deux formes restent à distinguer.
Les communautés juives d'Algérie, au moment où la France prend pied sur ce territoire en 1830, sont des entités anciennes, structurées, présentes dans les grandes villes — Alger, Oran, Constantine, Tlemcen — comme dans des bourgs et villages de l'intérieur. Elles se gouvernent selon leurs institutions propres : tribunaux rabbiniques, synagogues, confréries de bienfaisance, et le réseau serré des familles liées par le mariage. Comme l'a montré le généalogiste David Gordon, dont les travaux ont reconstitué les arbres généalogiques de la communauté juive d'Algérie, « la communauté juive d'Algérie est entièrement interconnectée par le mariage » — une observation qui souligne combien les patronymes algériens forment un tissu dense et solidaire, dans lequel retrouver les ramifications d'un nom comme Haddouk est à la fois possible et exigeant.
La conquête française de 1830 marque un tournant fondamental dans la vie de ces communautés. Elle les tire progressivement d'un statut de dhimmi vers une intégration à la société coloniale, qui culmine avec le décret Crémieux du 24 octobre 1870 : par cet acte, les Juifs d'Algérie reçoivent la citoyenneté française, avec accès à l'administration, à l'enseignement public, aux professions libérales et aux fonctions administratives.
Mais cette émancipation connaît une interruption brutale. Le régime de Vichy abroge le décret Crémieux le 22 juin 1940. Pendant trois années, les Juifs d'Algérie retrouvent le statut de « Juifs indigènes », exclus de l'administration, de l'enseignement, de l'armée et de nombreuses professions. Des camps de travail et d'internement sont ouverts en Algérie pour les Juifs et les étrangers considérés indésirables.
Après la Libération et la restauration de la citoyenneté, les Juifs d'Algérie traversèrent les années de la guerre d'indépendance (1954–1962) dans une position doublement inconfortable. En 1962, après l'indépendance, « après cinq siècles pour certains, deux mille ans pour d'autres », ils durent quitter l'Algérie. Les porteurs du patronyme Haddouk furent parmi les exilés de cette vague finale.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Chapitre 2 : Les origines lointaines — judéo-berbères, Séfarades et Algérie précoloniale
Avant d'être algériens, les ancêtres des Haddouk étaient maghrébins au sens large — et peut-être aussi, pour une part, ibériques. Le dossier de la lignée évoque deux strates possibles, sans que l'une efface l'autre : une origine judéo-berbère ou judéo-arabe ancienne en Afrique du Nord, et une composante séfarade éventuelle liée aux expulsions de 1492 et 1497.
La présence juive en Afrique du Nord est attestée bien avant l'islam. Des communautés s'y étaient établies depuis l'Antiquité — peut-être depuis les temps puniques ou romains, en tout cas bien avant la conquête arabe du VIIe siècle. Ces Juifs autochtones, appelés toshavim (« résidents »), étaient profondément arabisés et berbérisés, parlant des dialectes locaux, adoptant les patronymes du milieu ambiant, et pratiquant un judaïsme mêlé de coutumes nord-africaines. L'onomastique de ces communautés reflète ce terreau : des noms de métier arabes ou berbères, des surnoms affectifs figés en patronymes héréditaires, des références à des lieux ou à des traits physiques.
L'expulsion des Juifs d'Espagne en 1492 et du Portugal en 1497 projeta vers les côtes maghrébines des dizaines de milliers de réfugiés séfarades, les megorashim (« expulsés »). Leur arrivée au Maroc, en Algérie et en Tunisie fut à la fois un choc et une greffe : ils apportaient la langue haketía (judéo-espagnol), une culture rabbinique et talmudique de haut niveau, et des traditions liturgiques castillanes qui les distinguaient nettement des autochtones. Au fil des décennies et des siècles, les deux strates — autochtones et expulsés — se mêlèrent par le mariage, le commerce et la vie commune dans les mêmes mellahs et quartiers juifs. L'hypothèse d'une composante séfarade dans la lignée Haddouk ne peut être ni confirmée ni infirmée en l'état des sources ; elle est transmise, non documentée, mais cohérente avec les brassages généraux qui ont caractérisé les communautés algériennes du XVe au XVIIe siècle.
Dans les villes d'Algérie — Tlemcen, Constantine, Oran, Alger — les communautés juives du XVIIe au XIXe siècle s'organisèrent autour de leurs institutions propres : la synagogue, le tribunal rabbinique (beit din), les confréries de charité, les écoles talmudiques. Les rabbins exercèrent une autorité à la fois spirituelle et civile, tranchant les litiges, supervisant les contrats de mariage et les divorces, réglant les successions. Cette densité institutionnelle assura la continuité de la tradition en dépit des turbulences politiques. La charité — tsedaqa — au sens littéral de justice autant que de bienfaisance, structurait la vie communautaire algérienne comme elle l'a structurée partout dans la diaspora juive.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Chapitre 3 : Le nom et ses racines — forgeron, diminutif et substrat berbère
Le patronyme Haddouk appelle une analyse onomastique rigoureuse, qui distingue plusieurs pistes sans en ériger aucune en vérité absolue. Cette analyse vient ici, après les faits, pour éclairer ce que le nom porte en lui — non pour en faire le premier mot d'un récit qui n'aurait rien d'autre à raconter.
La piste la plus solide est celle de la racine sémitique ḥ-d-d, qui donne l'arabe ḥaddād : « forgeron », « artisan du fer ». Ce nom de métier est l'un des plus fréquents dans l'onomastique juive maghrébine, précisément parce que le travail des métaux — ferronnerie, orfèvrerie, fabrication d'outils — constituait une spécialité artisanale traditionnellement dévolue aux communautés juives dans les régions berbères et arabes du Maghreb. Abraham I. Laredo, dans son œuvre de référence Les Noms des Juifs du Maroc, insiste sur la polysémie des racines et la multiplicité des voies de formation patronymique : le même radical peut donner des dizaines de variantes selon les parlers locaux, les régions et les époques.
La terminaison en -ouk (ou -ûk) apporte une couche supplémentaire de sens. Ce suffixe est attesté dans les parlers arabes maghrébins et dans le berbère (tamazight) comme marqueur diminutif ou affectif. Les travaux de lexicologie amazighe documentent explicitement cette formation : Haddadou, Haddoudou — formes que l'on retrouve comme patronymes kabyles et berbères — sont construits sur le même radical du forgeron avec un suffixe d'affection. La forme Haddouk s'inscrit dans cette même logique : « le petit Haddad », « le cher forgeron », un surnom affectueux figé avec le temps en patronyme héréditaire.
Une troisième piste, toponymique ou tribale, existe dans le substrat berbère. Des noms de lieux et de tribus portent des consonances proches de Haddouk dans le domaine amazigh. Compte tenu de l'ancienneté de l'implantation juive en pays berbère, cette origine ne peut être écartée, même si elle reste la moins documentée des trois hypothèses.
Ces trois voies ne s'excluent pas : une même famille peut avoir porté un surnom tiré du métier de son ancêtre, prononcé à la manière affective locale, dans un environnement berbérophone. C'est précisément cette superposition de couches — sémitique, arabe, berbère, affective — qui fait la richesse et la complexité de l'onomastique judéo-maghrébine. Ce que Laredo appelait « l'archive vivante » du patronyme, c'est aussi cela : non pas un sens unique et fixe, mais un palimpseste où plusieurs histoires se lisent à la fois.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Chapitre 4 : L'artisanat du métal et la condition économique des Juifs algériens
Si la racine forgeron est bien à l'origine du patronyme, alors le nom Haddouk est un témoignage direct sur la place économique des Juifs dans le Maghreb prémoderne — et cette place mérite qu'on s'y arrête.
Dans le Maroc et l'Algérie traditionnels, le travail des métaux était très largement l'apanage des artisans juifs. Forgeron, orfèvre, bijoutier, ferblantier, chaudronnier : ces métiers étaient exercés quasi exclusivement par des Juifs dans de nombreuses régions berbères de l'Atlas, du Tell et du Sahara septentrional. Les métaux précieux, associés à la richesse dans la tradition islamique populaire, étaient confiés à des mains juives par une sorte de division tacite du travail. Les bijoux en argent des femmes berbères, dont les collections ethnographiques des musées européens conservent aujourd'hui de magnifiques exemples, étaient dans une large mesure façonnés par des artisans juifs itinérants, circulant de souk en souk, de village en village.
Cette itinérance est un trait fondamental de la condition économique juive dans le Maghreb rural. Le forgeron ou l'orfèvre juif n'était pas sédentaire dans sa boutique urbaine : il se déplaçait, portait son art avec lui, s'installait temporairement dans les foires et marchés hebdomadaires, réparait les outils des paysans et les bijoux des épouses. Cette mobilité entretenait un réseau de relations et de solidarités entre les communautés juives dispersées, et ancrait les familles artisanes dans une géographie large, connectant les mellahs des villes aux villages de l'arrière-pays.
Dans le contexte algérien, ce rôle artisanal fut progressivement transformé par la colonisation française. Les écoles de l'Alliance israélite universelle — fondée à Paris en 1860 et active en Algérie dès les décennies suivantes — orientèrent les jeunes générations vers les professions modernes : l'enseignement, le commerce, le droit, la médecine. Cette transition accéléra la mobilité sociale des familles juives algériennes et mit à distance, en une ou deux générations, les anciens métiers de l'atelier. Le patronyme Haddouk conserva alors, comme tant de noms de métier, la mémoire fossilisée d'une spécialisation artisanale qui s'était effacée dans la réalité quotidienne — mais dont les descendants portaient encore, à leur insu ou non, le témoignage dans leur nom de famille.
La valeur du travail bien fait, la transmission d'un savoir de génération en génération dans l'atelier familial, et l'honneur attaché à un métier exercé avec excellence sont des vertus que la tradition juive reconnaît et valorise. Pour une lignée dont le nom renvoie au forgeron, ces vertus s'inscrivent dans la chair même du patronyme.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Chapitre 5 : Vie religieuse et culturelle en Algérie — la foi transmise
Qu'ils fussent artisans, commerçants ou lettrés, les Juifs algériens vivaient dans un univers religieux d'une grande densité. Le calendrier hébraïque rythmait l'existence quotidienne : le shabbat interrompait le travail, les fêtes annuelles scandaient les saisons, les rites de passage — circoncision, bar-mitsva, mariage, deuil — structuraient la biographie individuelle et collective. La synagogue était le cœur de la communauté, lieu de prière mais aussi de rassemblement social, de transmission du savoir et de règlement des différends.
Le judaïsme algérien partageait avec son voisin marocain le culte fervent des saints (tsaddikim), dont les tombeaux étaient des lieux de pèlerinage (hiloulot) rassemblant des fidèles de toute la région. Cette piété populaire, parfois partagée avec les voisins musulmans qui vénéraient les mêmes sanctuaires sous d'autres appellations, constitue l'un des traits les plus originaux et les plus émouvants du judaïsme nord-africain. Elle témoignait d'un enracinement dans le sol, d'une communion avec la terre des ancêtres, bien au-delà des frontières confessionnelles formelles.
Sur le plan de l'érudition, les communautés algériennes produisirent des décisionnaires et des commentateurs qui comptèrent dans l'histoire de la halakha. La tradition du savoir talmudique était vivace, et même dans les familles modestes, les fils aînés fréquentaient la yeshiva locale avant d'entrer dans le commerce ou l'artisanat familial. L'étude — talmud Torah — était une obligation morale et une marque de distinction sociale dans le monde juif algérien. Cette valorisation du savoir, que la tradition juive a portée à travers tous ses exils comme une armure contre l'effacement, se manifesta pleinement dans l'élan avec lequel les familles algériennes accueillirent les écoles modernes au XIXe siècle.
La langue quotidienne des Juifs algériens était un dialecte judéo-arabe proche de l'arabe parlé par leurs voisins, mais tissé d'emprunts hébraïques et araméens, et écrit en caractères hébraïques dans les textes religieux et les correspondances privées. Les descendants d'expulsés ibériques conservaient, dans certaines familles, des traces de haketía. Cette pluralité linguistique — hébreu sacré, judéo-arabe quotidien, et plus tard français colonial — reflète la capacité d'adaptation et d'ouverture que les communautés juives maghrébiennes ont su cultiver tout en préservant leur identité propre. C'est dans ce terreau multilingue que les patronymes comme Haddouk ont été transmis, prononcés, écrits parfois en caractères hébraïques dans les actes du tribunal rabbinique, avant d'être transcrits en lettres latines dans les registres de l'état civil français après 1830.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Chapitre 6 : Vichy, l'abrogation et les camps — les années noires en Algérie
L'émancipation accordée en 1870 par le décret Crémieux ne fut pas une conquête définitive : l'histoire en administra cruellement la preuve entre 1940 et 1943. Le régime de Vichy abrogea ce décret le 22 juin 1940, replongeant les Juifs d'Algérie dans un statut d'infériorité légale qu'ils croyaient révolu depuis deux générations.
Les lois d'exclusion imposées par Pétain s'appliquèrent dans les départements algériens avec une rigueur comparable à ce qui se passait en métropole. Les Juifs furent exclus de l'administration, de l'armée, de l'enseignement et de nombreuses professions. Des camps de travail furent ouverts en Algérie — à Bedeau, Boghari, Aïn El Orak et ailleurs — où des Juifs furent internés et astreints au travail dans des conditions de grande dureté.
Le choc fut d'autant plus violent que ces familles étaient françaises depuis trois quarts de siècle. Elles avaient combattu pour la France en 1914–1918, leurs fils parlaient le français comme leur première langue, elles s'étaient intégrées dans la société coloniale sans pour autant renoncer à leur judaïsme. La brutalité du retournement — être décitoyennisé du jour au lendemain par décision administrative — laissa une blessure mémorielle profonde, que les générations suivantes portèrent souvent sans pouvoir complètement la nommer.
La restauration du décret Crémieux par le gouvernement provisoire, après le débarquement allié en Afrique du Nord, marqua un retour officiel à la citoyenneté. Mais durant ces trois années, la communauté juive d'Algérie avait retrouvé le statut de « Juif indigène », subissant les lois d'exclusion dans toute leur violence. Le tissu communautaire avait été abîmé, et le souvenir de la trahison ne s'effaça jamais entièrement. Cette expérience de la persécution légale, vécue dans un pays qu'ils habitaient depuis des siècles, contribua à rendre moins douloureuse — ou plus inévitable — la décision de partir en 1962.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Chapitre 7 : L'exil de 1962 et la diaspora en France
Le départ de 1962 n'a pas de précédent dans l'histoire des Juifs d'Algérie. En quelques mois, une communauté d'environ cent vingt mille personnes — l'une des plus anciennes du Maghreb, présente sur ce sol depuis au moins deux millénaires pour une partie d'entre elle — quitta l'Algérie pour ne plus y revenir. Les porteurs du patronyme Haddouk, comme leurs coreligionnaires, firent leurs bagages dans la précipitation et l'angoisse, emportant ce qu'ils pouvaient : quelques objets, des photographies, des documents d'état civil, et surtout une mémoire.
La France métropolitaine fut la destination principale de la grande majorité des Juifs algériens. À la différence des Juifs marocains ou tunisiens, dont une proportion importante émigra vers Israël, les Juifs algériens étaient citoyens français depuis 1870 et se pensaient souvent comme français avant tout. Marseille, Paris, Lyon, Nice accueillirent ces familles en quelques semaines. Le choc de l'adaptation fut réel : le climat, le mode de vie, la distance avec les anciens voisins et la synagogue du quartier natal. Mais la langue française, déjà maternelle pour beaucoup, facilita l'intégration administrative et scolaire.
Dans les années qui suivirent, les associations de Juifs d'Algérie se multiplièrent, portant le souvenir des villes et des villages abandonnés, organisant des pèlerinages symboliques sur les tombeaux des saints déplacés, publiant des mémoires et des recueils de traditions. Le patronyme, dans cet exil, devint souvent le dernier fil tangible reliant les générations nées en France au monde englouti de l'Algérie juive. Retrouver d'autres porteurs du même nom, reconstituer l'arbre généalogique, consulter les registres numérisés par Geneanet ou les bases de données de Yad Vashem pour les victimes de la Shoah qui avait aussi frappé en Afrique du Nord : telles furent les démarches par lesquelles beaucoup cherchèrent à renouer avec ce passé interrompu.
Aujourd'hui, les descendants des Haddouk d'Algérie vivent dispersés entre la France, Israël, le Canada et d'autres pays. La transmission de la mémoire familiale, des recettes culinaires du shabbat, des mélodies de la prière du vendredi soir, et de quelques mots de judéo-arabe constituent les fils d'une continuité fragile mais vivace. Ce Grand Livre s'inscrit dans cet effort de mémoire, convaincu que nommer les étapes d'un parcours, même incomplètement, est déjà un acte de fidélité envers ceux qui sont venus avant.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Les grandes figures
La documentation disponible sur la lignée Haddouk ne permet pas d'identifier, à ce stade, des figures nominatives individuelles dont les dates et les actes seraient établis par des sources consultables. Aucune notice rabbinique, aucun registre communautaire nominatif et aucune archive d'état civil accessible ne permet d'associer un prénom, des dates et une biographie précise à un porteur attesté du patronyme Haddouk. Ce silence documentaire est lui-même un fait historique : les archives des communautés juives d'Algérie, dispersées entre les Archives nationales d'outre-mer d'Aix-en-Provence, les archives du Consistoire israélite et les collections privées, restent en grande partie inaccessibles à la recherche généalogique systématique. La vocation de cette section est d'accueillir les figures que des recherches ultérieures — dans les registres d'état civil, les actes du beit din, les listes électorales ou les archives scolaires — viendront un jour identifier et documenter.
Les figures suivantes appartiennent au contexte documenté dans lequel la lignée Haddouk s'inscrit, sans qu'un lien généalogique direct puisse être affirmé.
Abraham I. Laredo (1902–1980) — Érudit judéo-marocain né à Tanger, auteur de l'ouvrage de référence Les Noms des Juifs du Maroc (Madrid, 1978), première synthèse systématique de l'onomastique des Juifs du Maghreb. Son travail a permis de reconstituer les mécanismes de formation des patronymes judéo-arabes et berbères, dont la famille Haddad / Haddouk constitue l'un des exemples les plus représentatifs. Sans son œuvre, l'analyse du nom Haddouk serait privée de son cadre comparatif le plus solide. Laredo travailla dans un esprit de rigueur philologique allié à une profonde piété pour la mémoire des siens.
Adolphe Crémieux (1796–1880) — Avocat et homme politique français, président de l'Alliance israélite universelle, ministre de la Justice du gouvernement provisoire de la Défense nationale. Le décret qu'il signa le 24 octobre 1870 accorda la citoyenneté française collective aux Juifs d'Algérie, transformant radicalement leur condition légale et sociale. Ce décret, abrogé par Vichy en 1940 puis rétabli en 1943, reste le moment charnière de l'histoire juridique des Juifs d'Algérie — et donc de toutes les familles algériennes, dont les porteurs du patronyme Haddouk. Crémieux incarna l'idéal d'émancipation de la tradition libérale juive française du XIXe siècle.
David Gordon (dates inconnues) — Généalogiste dont les travaux, publiés sur Geneanet, ont reconstruit les arbres généalogiques de la communauté juive d'Algérie famille par famille, en couvrant toutes les graphies patronymiques disponibles dans les archives. Sa démarche part du constat que cette communauté était « entièrement interconnectée par le mariage » et vise à rendre aux descendants sans mémoire le fil de leur généalogie, les archives étant exploitées quotidiennement pour étendre cet arbre. Ses bases de données constituent l'une des premières ressources à consulter pour quiconque recherche des Haddouk dans les registres algériens.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Conclusion
Au terme de ce parcours, la lignée Haddouk se dessine comme une lignée du Maghreb profond : probablement enracinée dans le judaïsme algérien, dont elle partage les métiers, les institutions, les épreuves et les exils. Le nom qu'elle porte — qu'on le lise comme la mémoire d'un forgeron ancêtre, comme un diminutif affectif figé par le temps, ou comme une trace du substrat berbère — est en lui-même un document : celui d'une présence longue, d'un travail transmis de main en main, d'un savoir-faire dont la dignité s'exprimait dans le fer et l'argent travaillés.
Entre les deux humiliations de la persécution vichyste et l'exil de 1962, les familles juives d'Algérie ont montré une résilience remarquable. Elles ont su, à chaque fois, reconstruire : une vie, un foyer, une communauté. Cette capacité de recommencement — de prendre ses affaires et de repartir sans abandonner ce qui fait l'essentiel — est peut-être ce que la lignée Haddouk aura, entre toutes, le mieux incarné. Ce n'est pas une vertu qui se décrète, c'est une vertu qui s'éprouve dans les actes : dans le départ de 1962, dans la reconstitution d'une vie française ou israélienne, dans la transmission aux enfants nés loin du mellah d'une identité qui reste vivante.
La tradition juive associe cette ténacité à une conception particulière de la justice — tsedaqa — qui ne se réduit pas à la charité mais englobe la fidélité à ce qui est dû : à Dieu, à la communauté, à la mémoire des ancêtres. C'est cette fidélité, humble et obstinée, qui relie le porteur contemporain du nom Haddouk au forgeron ou à l'orfèvre dont le surnom affectueux s'est figé, quelque part dans une ville ou un bourg d'Algérie, en patronyme transmissible. Ce Grand Livre a voulu honorer ce fil. Que des recherches futures, dans les archives d'Aix-en-Provence, les registres du Consistoire israélite, les actes numérisés de Geneanet ou les collections de Yad Vashem, viennent l'enrichir et le préciser.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
继续阅读这部大书
登录或创建免费账户以阅读整部大书——并发现、追踪和丰富与您相关的家系。
一封邮件,一次点击。无需密码;随时可退出。
「Haddouk」是您故事的一部分吗?
创建您的会员空间,关注您在意的家族、获取新发现的通知并参与贡献——无需密码。
一封邮件,一次点击。无需密码;随时可退出。
这部书讲述了 Haddouk 的故事。您的家族也许也有自己的大书——搜索您的姓氏以发现它,或创建它。
为了更深入地探索家族系谱 Haddouk的记忆、家族档案和证词,请保留并分享其专属地址:
zakhor.ai/haddouk地址 zakhor.ai/haddouk 直接指向此页面。社区存放的档案、系谱和叙述将补充此处呈现的历史概况。
🔗 引用/链接此页面
复制以下格式之一来引用此条目或创建指向它的链接。
链接
https://zakhor.ai/haddoukHTML
<a href="https://zakhor.ai/zh/grands-livres/familles/haddouk">大书 — Haddouk — Zakhor</a>引用
大书 — Haddouk — Zakhor, https://zakhor.ai/zh/grands-livres/familles/haddouk您的家族对这个姓氏有不同的写法吗?
缅怀
美国大屠杀纪念馆 Yad Vashem 的中央大屠杀遇难者名册记录了在大屠杀期间遇害的妇女、男子和儿童。您可以在其中搜索姓名 Haddouk的人物。
在 Yad Vashem 上搜索「Haddouk」搜索直接在 Yad Vashem 档案中进行;Zakhor 不复制或保留任何名义数据。名册中名字的出现或缺失并非详尽。 了解更多
这本书的纪念日
这本书尚未记录任何纪念日。记录Haddouk的史料提供年份和世纪,从不提供具体日期;我们不凭空制造。
您知道一个日期——一个纪念、一次希洛拉、一个离世纪念日? 为它定下纪念日
参考文献
- Abraham I. Laredo, Les Noms des Juifs du Maroc, CSIC, Madrid (1978)