Averbouch 家族
Averbouch 家族的姓氏起源、历史与家谱——一个犹太姓氏及其留下的踪迹。
登记簿 记忆 · 保管人,非所有者
大书 — Averbouch
Introduction
En 1860, un rabbin polonais quittait Kalisz pour Jérusalem, emportant avec lui un nom et une vocation. En 1881, les pogroms qui suivirent l'assassinat du tsar Alexandre II mirent en branle une vague de familles depuis les bourgades d'Ukraine et de Podolie vers les quais d'Odessa, puis vers Marseille et Paris. Ces deux trajectoires — celle du savant qui monte vers la Terre sainte et celle de l'émigrant qui descend vers l'Occident — résument à elles seules l'arc de l'histoire Averbouch. Elles se déploient sur plusieurs siècles, depuis les rives d'un ruisseau de Bavière ou de Saxe jusqu'aux communautés ashkénazes dispersées sur quatre continents.
Ce livre suit le fil de ce nom à travers ses mutations successives : Auerbach dans l'espace germanique médiéval, Averbukh dans l'Empire russe, Averbouch dans l'état civil français. Il ne prétend pas à une généalogie unique et continue : les porteurs du nom aujourd'hui ne descendent pas tous d'un même ancêtre. Mais tous partagent un héritage onomastique, une appartenance culturelle, et une mémoire traversée par les grandes épreuves du judaïsme ashkénaze. Retracer l'histoire d'Averbouch, c'est parcourir, depuis la Bavière médiévale jusqu'à Jérusalem et à Paris, l'une des trajectoires les plus représentatives de la diaspora juive d'Europe centrale et orientale.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Chapitre 1 : Ratisbonne, Kalisz, Jérusalem — la grande lignée rabbinique des Auerbach
Avant d'être un patronyme de masse, Auerbach fut un nom de famille savante. La figure fondatrice traditionnellement citée est le rabbin Moïse Auerbach, établi à Ratisbonne (Regensburg) au XV<sup>e</sup> siècle. De cette souche allemande, la descendance se ramifia dans les communautés d'Allemagne, de Bohême, de Moravie et de Pologne, donnant de génération en génération des rabbins, des talmudistes, des juges rabbiniques (dayyanim) et des chefs de communauté.
Parmi les membres documentés de cette lignée figure Ménahem Mendel ben Meshullam Auerbach (1620–1689), rabbin, commentateur et banquier établi à Vienne, issu d'une branche autrichienne de la famille. Sa double activité — l'érudition rabbinique et la gestion financière — illustre une réalité commune des élites juives d'Europe centrale à l'âge baroque : la nécessité d'articuler le savoir talmudique et la vie économique pour assurer la survie et l'influence de la communauté. Cette conjonction du savoir et de l'action économique, que la tradition juive ne considère pas comme contradictoire mais comme complémentaire, traverse toute l'histoire de la lignée.
La figure la plus documentée de l'époque moderne est Meïr ben Isaac Auerbach (1815–1878). Né à Dobra, près de Kalisz, dans une Pologne alors sous domination russe, il servit comme av beit din (président du tribunal rabbinique) à Kowal, puis à Kalisz, avant de se laisser porter par son amour de la Terre sainte vers Jérusalem, où il s'installa en 1860. Il y fut élu premier grand rabbin officiel de la communauté ashkénaze, à la demande de Samuel Salant, et présida le Kollel de Pologne. Son œuvre maîtresse, Imrei Bina (« Paroles de sagesse »), en deux parties — la première portant sur les sections Orah Haïm et Yoré Déa de la Choulhan Aroukh, la seconde sur Hochen Michpat — parut à Jérusalem entre 1871 et 1876. Il contribua également à l'établissement du quartier de Méa Shéarim et institua, en signe de deuil pour la destruction du Temple, une restriction sur les instruments de musique lors des noces, usage qui se perpétua dans la vieille ville longtemps après sa mort en 1878. Ce détail dit beaucoup de sa conception de la halakha : la loi juive comme mémoire vive, comme geste quotidien qui relie le présent à la destruction et à l'espérance.
La lignée rabbinique des Auerbach atteignit son sommet au XX<sup>e</sup> siècle avec Shlomo Zalman Auerbach (1910–1995), né à Jérusalem le 30 juillet 1910, fils de Haïm Yehuda Leib Auerbach, lui-même fils d'Avraham Dov Auerbach, rebbe de Tchernovitz. Rosh yeshiva de la yeshiva Kol Torah à Jérusalem, il devint l'un des plus grands posekim — décisionnaires en matière de droit rabbinique — du judaïsme orthodoxe mondial. Son autorité porta tout particulièrement sur les questions à la frontière du droit juif et des technologies modernes : l'électricité et le Shabbat (son ouvrage de jeunesse Meorei Esh, 1935), la médecine, les greffes d'organes, les questions de fin de vie. Il ne rendait jamais de décision sans avoir consulté des experts médicaux et scientifiques pour comprendre précisément les faits avant de statuer sur leur implication légale — une méthode qui incarnait une vertu rare : l'humilité du savant devant la réalité, la conscience que la halakha ne peut répondre qu'à ce qu'elle comprend vraiment. À ses funérailles, en 1995, entre 300 000 et 500 000 personnes se rassemblèrent à Jérusalem, témoignage de l'empreinte laissée par cet homme dans le monde du judaïsme orthodoxe. Le quartier de Ramat Shlomo, à Jérusalem, porte son nom.
Il faut toutefois garder toute la rigueur de l'historien : faire de tous les Averbouch les descendants directs de cette lignée rabbinique serait une erreur. Le nom fut porté par bien des familles sans lien de parenté avec les rabbins de Ratisbonne, réunies seulement par une commune référence à un lieu-dit germanique. La grandeur de la lignée savante n'en demeure pas moins un horizon de sens pour tous les porteurs du nom : elle montre ce que ce patronyme a pu signifier à son zénith.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Chapitre 2 : Le nom et ses racines — de la toponymie germanique au patronyme juif
L'origine du nom se situe dans le monde germanique médiéval. Auerbach est d'abord un nom de lieu, formé selon un schéma classique des toponymes allemands : un déterminant naturel suivi de -bach, « ruisseau ». Les dictionnaires onomastiques rattachent le premier élément soit au moyen-haut-allemand ūr / ūrohse (l'aurochs, ce grand bovidé sauvage aujourd'hui disparu), soit au terme Aue, désignant une terre alluviale, un pré inondable au bord d'un cours d'eau. La forme Auerbach désigne donc soit le « ruisseau de l'aurochs », soit le « ruisseau de la prairie humide » — description d'un paysage riverain commun aux confins de la Bavière, de la Saxe et de la Bohême.
Plusieurs villes et villages allemands portent ce nom : Auerbach in der Oberpfalz en Bavière, Auerbach im Vogtland en Saxe, et d'autres localités mineures. La dispersion même du toponyme explique la fréquence du patronyme : chaque communauté juive établie près d'un tel lieu, ou en provenant, put en tirer un nom de famille.
La règle onomastique est ici décisive. Chez les Juifs ashkénazes du Moyen Âge et de l'époque moderne, le nom de famille héréditaire n'existait pas encore : on se désignait par le prénom, la filiation (« fils de »), et souvent un surnom géographique indiquant la ville d'origine. Un érudit venu d'Auerbach était appelé « celui d'Auerbach », en hébreu et en yiddish. Ce type de nom toponymique — comme Landau, Halberstam, Shapiro (de Speyer), Horowitz (de Hořovice) ou Epstein — constitue l'une des plus anciennes couches de la nomenclature juive ashkénaze, antérieure de plusieurs siècles aux patronymes imposés par les États à la fin du XVIII<sup>e</sup> et au XIX<sup>e</sup> siècle.
Ainsi, avant même de devenir un nom de famille au sens moderne, Auerbach fonctionnait comme une marque d'appartenance à un lieu, transmise de génération en génération dans certaines familles savantes qui en firent, dès l'époque médiévale, un véritable nom héréditaire. Ce mécanisme — la réputation d'érudition attachée au nom qui en assure la transmission fidèle — est précisément ce qui distingua les Auerbach rabbiniques de la multitude de familles qui adoptèrent le même nom à titre purement administratif lors des campagnes d'enregistrement des XIX<sup>e</sup> siècles.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Chapitre 3 : De l'Allemagne à l'Est — la migration du nom vers l'espace slave
À mesure que les communautés juives ashkénazes se déplacèrent, du XV<sup>e</sup> au XVIII<sup>e</sup> siècle, des terres germaniques vers la Pologne, la Lituanie et l'Ukraine, le nom Auerbach voyagea avec elles. Ce grand mouvement migratoire vers l'Est (Ostjuden), provoqué par les persécutions médiévales en Allemagne et attiré par les privilèges accordés aux Juifs dans le royaume de Pologne, transporta un vaste répertoire onomastique germanique vers le monde slave.
C'est dans ce contexte que la forme Auerbach fut progressivement remodelée par la phonétique du yiddish oriental, puis par la transcription en caractères cyrilliques. Le -ch final allemand et la diphtongue au furent réinterprétés : Auerbach devint Averbakh, Averbukh, Awerbuch. La consonne finale se sonorisa souvent en -kh dur, et la voyelle centrale évolua vers u. Les répertoires de distribution des noms confirment que les formes Averbukh et Averbakh se concentrent précisément dans les anciennes zones de peuplement juif de l'Empire russe — Ukraine, Podolie, Volhynie, Bessarabie — c'est-à-dire dans la tcherta osedlosti (Zone de Résidence) à laquelle les Juifs de l'Empire étaient assignés.
Ici, la mémoire familiale et l'archive se répondent. La tradition orale de nombreuses familles Averbouch fait remonter leurs ancêtres à des bourgades (shtetlekh) d'Ukraine et de Podolie ; les registres de recensement de l'Empire russe et les listes de la conscription confirment la densité du nom dans ces régions. L'archive nuance toutefois la mémoire : là où la tradition suppose souvent une origine unique, les documents révèlent une multitude de foyers indépendants, le nom ayant été fixé lors de campagnes d'enregistrement obligatoire des patronymes juifs.
Ce déplacement du nom vers l'Est n'est pas seulement l'histoire d'une phonétique qui se transforme au contact de nouvelles langues. C'est aussi l'histoire d'une culture qui voyage, d'un judaïsme de l'étude et du commentaire qui s'est maintenu dans les shtetlekh de l'est européen avec une intensité parfois plus grande encore que dans les villes d'Allemagne ou d'Autriche. Les porteurs du nom Averbukh en Podolie ou en Volhynie étaient, pour la plupart, des hommes et des femmes dont la vie s'organisait autour de la synagogue, du marché, et du soin apporté à la communauté — tisserands, artisans, marchands, parfois érudits — qui participaient de cette civilisation ashkénaze de l'Est dont le XX<sup>e</sup> siècle allait achever la destruction.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Chapitre 4 : L'imposition des patronymes et la fixation administrative du nom
Un tournant décisif dans l'histoire du nom Averbouch fut l'obligation légale, imposée par les États d'Europe centrale et orientale à la charnière des XVIII<sup>e</sup> et XIX<sup>e</sup> siècles, d'adopter un patronyme héréditaire fixe. En Autriche, l'édit de Joseph II de 1787 contraignit les Juifs de l'Empire des Habsbourg à choisir ou à recevoir un nom de famille allemand. En Prusse, une loi de 1812 fit de même. Dans l'Empire russe, les décrets de 1804 puis de 1835 étendirent cette exigence à la Zone de Résidence.
Pour de nombreuses familles, ce moment fut celui de la cristallisation d'un surnom déjà porté informellement : celles qui se disaient « d'Auerbach » virent leur désignation traditionnelle enregistrée officiellement sous la forme locale Averbukh. Pour d'autres, sans lien préalable avec la dynasty rabbinique, le nom fut choisi ou attribué en raison de son prestige, de sa sonorité, ou par simple assignation administrative. Le prestige d'une lignée savante devenait ainsi, paradoxalement, un bien onomastique disponible à tous — et la multiplicité des familles Averbouch aujourd'hui en Europe, en Israël et en Amérique témoigne de cette appropriation diffuse.
C'est à cette époque que se fixèrent les variantes graphiques que l'on rencontre aujourd'hui. La même famille pouvait voir son nom orthographié différemment d'un registre à l'autre, selon la langue du fonctionnaire — russe, polonais, roumain, allemand — et selon les conventions de translittération. Cette instabilité orthographique, caractéristique des noms juifs de l'Est, explique la coexistence de formes multiples : Averbukh, Averbakh, Awerbuch, Auerbach, et enfin Averbouch. Le lecteur soucieux de généalogie doit considérer toutes ces graphies comme des équivalents d'un même nom, et non comme des patronymes distincts.
L'histoire de cette fixation administrative porte en elle une tension propre au judaïsme moderne : celle entre l'identité choisie et l'identité assignée. Dans la tradition juive, le nom est une marque spirituelle, liée à la bénédiction et à la continuité familiale ; l'imposer par décret d'État, c'était arracher ce geste intime à la sphère du sacré pour l'inscrire dans celle du contrôle politique. Cette tension se retrouvera, décuplée, lors des grandes catastrophes du XX<sup>e</sup> siècle, quand les mêmes archives qui avaient enregistré le nom Averbukh serviraient à identifier et à déporter ses porteurs.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Chapitre 5 : Averbouch — la forme française et les migrations vers l'Occident
La graphie Averbouch, avec son -ouch final, est spécifiquement française. Elle résulte de la transcription, par l'état civil et l'administration françaises, d'un nom entendu de bouche de migrants venus de l'Empire russe ou de Roumanie. Le digramme ou rend le son u slave, et le -ch final restitue la fricative palatale entendue dans la prononciation orientale. Cette francisation s'inscrit dans le grand mouvement d'émigration des Juifs d'Europe de l'Est vers la France, particulièrement intense entre les années 1880 — au lendemain des pogroms qui suivirent l'assassinat du tsar Alexandre II — et les premières décennies du XX<sup>e</sup> siècle, puis à nouveau après la Première Guerre mondiale et la Révolution russe.
Les familles Averbouch de France s'établirent pour beaucoup à Paris, dans les quartiers populaires de l'immigration juive de l'Est — le Pletzl du Marais, Belleville — où le yiddish demeura longtemps la langue du foyer, de la prière et du commerce. Ce n'était pas seulement une langue : c'était une civilisation portative, le véhicule d'une mémoire et d'une sociabilité que les migrants avaient emportée des shtetlekh ukrainiens et polonais. Dans ces rues parisiennes, l'implication dans la vie collective prit des formes nouvelles — associations mutuelles, landsmanshaftn (sociétés de compatriotes), synagogues de quartier — qui prolongeaient, sur le sol français, les formes d'entraide et de solidarité communautaire héritées de l'Est.
La forme Averbouch témoigne donc d'un ultime déplacement géographique et linguistique du nom : de l'allemand médiéval au yiddish, du yiddish au russe, et du russe au français. Chaque strate a laissé sa marque dans l'orthographe. Les statistiques onomastiques modernes montrent que le nom, sous ses diverses formes, demeure présent en France, en Israël, en Amérique du Nord et du Sud, et dans les pays de l'ex-Union soviétique — cartographie fidèle des dispersions successives du judaïsme ashkénaze au XX<sup>e</sup> siècle. Ici encore, mémoire et archive dialoguent : les récits familiaux de départ « à cause des pogroms » ou « de la guerre » recoupent les grandes chronologies documentées des migrations juives, tout en portant chacun la couleur singulière d'une histoire particulière que seul le travail généalogique peut restituer.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Chapitre 6 : Le XX<sup>e</sup> siècle — épreuve, rupture et mémoire
Au-delà de l'onomastique et des archives, le nom Averbouch porte une mémoire vive, transmise dans les familles. Comme des milliers de patronymes juifs d'Europe de l'Est, il fut confronté aux épreuves successives d'un siècle d'une violence sans précédent : la Première Guerre mondiale, les guerres civiles et les pogroms d'Ukraine autour de 1919, l'émigration forcée, puis la Shoah qui décima les communautés juives des régions mêmes où le nom s'était le plus enraciné — Ukraine, Podolie, Volhynie, Bessarabie.
De nombreux porteurs du nom, restés dans ces territoires, périrent entre 1941 et 1944, victimes des Einsatzgruppen qui ravagèrent les communautés juives d'Ukraine dans les semaines qui suivirent l'invasion allemande, ou des déportations vers les camps d'extermination. Les mémoriaux et les bases de données de victimes conservent la trace de ces vies. Pour les familles émigrées avant la catastrophe, le nom devint dès lors un lien avec un monde disparu, un fragment de continuité relié aux shtetlekh effacés de la carte.
La tradition orale de ces familles conserve souvent des bribes : le souvenir d'un aïeul artisan ou petit commerçant, la mention d'une ville d'origine dont on ne retrouve plus la trace sur les cartes modernes, une prononciation qui trahit encore le yiddish sous le français ou l'hébreu. Ces éléments, précieux et fragiles, relèvent de la mémoire transmise plus que de l'archive vérifiée ; ils méritent d'être recueillis avec soin, tout en étant distingués des faits documentés.
Dans cet espace de tension entre le récit hérité et le document retrouvé, le projet généalogique prend tout son sens. Reconstituer la branche singulière d'une famille Averbouch, c'est à la fois rendre justice aux victimes anonymes dont le nom a failli disparaître avec elles, et affirmer que la mémoire collective d'Israël — cette longue chaîne de transmission que les rabbins ont appelée masoret — n'est pas une abstraction : elle est faite de familles concrètes, de parcours singuliers, de noms qui ont voyagé de ruisseaux bavarois jusqu'aux rues de Jérusalem, de Paris ou de Tel-Aviv.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Les grandes figures
Moïse Auerbach (dates inconnues, actif au XV<sup>e</sup> siècle) — Figure fondatrice traditionnellement attestée de la lignée rabbinique des Auerbach, établi à Ratisbonne (Regensburg) en Bavière au XV<sup>e</sup> siècle. De sa descendance naquirent plusieurs générations de rabbins, talmudistes et chefs de communauté dans les espaces germanique, bohémien, morave et polonais. Son nom est associé à la naissance d'un patronyme savant qui, de surnom géographique, devint progressivement un titre héréditaire de prestige dans le monde ashkénaze.
Ménahem Mendel ben Meshullam Auerbach (1620 – 8 juillet 1689) — Menahem Mendel Auerbach en hébreu : מנחם מענדל אויערבאך. Rabbin, commentateur talmudique et banquier, né à Vienne au début du XVII<sup>e</sup> siècle, issu d'une branche autrichienne de la famille Auerbach. Sa double activité — érudition rabbinique et gestion financière au service de la communauté — illustre l'articulation, typique des élites juives d'Europe centrale à l'âge baroque, entre le savoir de la Torah et l'action économique nécessaire à la survie communautaire. Il laissa des commentaires rabbiniques qui lui valurent un rang dans la chaîne des décisionnaires ashkénazes.
Meïr ben Isaac Auerbach (10 février 1815 – 8 mai 1878) — Meir Auerbach en hébreu : מאיר אוירבך. Né à Dobra, près de Kalisz, dans la Pologne sous domination russe. Exerça comme av beit din successivement à Kowal, Koło et Kalisz. En 1860, animé par son amour de la Terre sainte, il immigra à Jérusalem, où il fut élu premier grand rabbin officiel (rav rishon) de la communauté ashkénaze. Il présida le Kollel de Pologne, contribua à la fondation du quartier de Méa Shéarim, et institua une restriction sur la musique aux noces en signe de deuil pour la destruction du Temple. Son œuvre maîtresse, Imrei Bina, parut à Jérusalem entre 1871 et 1876. Il représente le sommet de la branche polonaise de la lignée rabbinique Auerbach et son enracinement en Terre d'Israël.
Haïm Yehuda Leib Auerbach (dates inconnues – † vers début du XX<sup>e</sup> siècle) — Père de Shlomo Zalman Auerbach et fils d'Avraham Dov Auerbach, rebbe de Tchernovitz. Établi à Jérusalem, il appartint à la génération des Auerbach qui firent de la Terre sainte le nouveau foyer de la lignée après les migrations de l'Est. Sa vie témoigne de la continuité d'une vocation rabbinique transmise de père en fils sur plusieurs générations, depuis les communautés galiciennes et ukrainiennes jusqu'à la Jérusalem ottomane puis mandataire.
Shlomo Zalman Auerbach (30 juillet 1910 – 20 février 1995) — Shlomo Zalman Auerbach en hébreu : שלמה זלמן אוירבאך. Né et mort à Jérusalem, fils de Haïm Yehuda Leib Auerbach. Rosh yeshiva de la yeshiva Kol Torah, il devint le plus grand posek (décisionnaire) du judaïsme orthodoxe du XX<sup>e</sup> siècle dans les domaines de la médecine et des nouvelles technologies. Son premier ouvrage, Meorei Esh (1935), établit les principes halakhiques régissant l'usage de l'électricité le Shabbat. Il ne rendait aucune décision sans avoir préalablement consulté des experts médicaux et scientifiques. Ses funérailles rassemblèrent entre 300 000 et 500 000 personnes. Le quartier de Ramat Shlomo à Jérusalem porte son nom.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
Conclusion
Née d'un ruisseau et d'une prairie de l'Allemagne médiévale, la lignée Averbouch a traversé six siècles de déplacements, de transformations et d'épreuves. Elle a été portée par des rabbins de Ratisbonne et des commerçants de Podolie, par des banquiers viennois et des artisans du Pletzl parisien, par des décisionnaires dont l'autorité s'exerçait sur tout le judaïsme mondial et par des familles anonymes dont le seul témoignage subsistant est parfois une ligne dans un registre tsariste ou un nom gravé sur un mémorial.
Entre toutes les valeurs que cette lignée a incarnées, c'est celle de la talmud Torah — l'étude comme acte de foi et comme transmission — qui ressort avec le plus de constance et de profondeur. Des rabbins de Ratisbonne au XV<sup>e</sup> siècle jusqu'à Shlomo Zalman Auerbach au XX<sup>e</sup>, la lignée a posé sans relâche la même question : comment la loi juive parle-t-elle au présent ? Comment la halakha répond-elle à l'électricité, à la transplantation d'organes, à la fin de vie médicalisée ? Cette fidélité à l'étude, refusant tout à la fois le conservatisme figé et la capitulation devant la modernité, est ce que la famille Auerbach-Averbouch a le mieux exprimé, et ce qu'elle a contribué à transmettre à la mémoire collective d'Israël.
À côté de cette vocation savante, on trouve une disposition constante à l'implication communautaire : le grand rabbin Meïr Auerbach instituant des coutumes de deuil collectif à Jérusalem, Ménahem Mendel Auerbach articulant banque et rabbinisme pour assurer la survie de sa communauté viennoise, les familles émigrées vers Paris se regroupant en associations mutuelles pour recréer les liens de solidarité hérités des shtetlekh. L'identité Averbouch n'est pas solitaire : elle se construit toujours dans et pour la communauté.
Il serait erroné de croire à une lignée unique et continue. Les Averbouch d'aujourd'hui forment un faisceau de familles réunies par un nom commun plus que par un ancêtre commun. Mais ce nom est un patrimoine — la trace onomastique d'un peuple en mouvement, dont chaque graphie raconte une étape de l'exil et de l'enracinement. Aux descendants qui liront ces pages, ce Grand Livre propose non un arbre achevé, mais un cadre : un socle historique établi, sur lequel chacun pourra greffer, par la recherche d'archives et le recueil des mémoires familiales, la branche singulière qui est la sienne.
---
版本 (1)
- v1 · 现用 · 2026年8月9日
继续阅读这部大书
登录或创建免费账户以阅读整部大书——并发现、追踪和丰富与您相关的家系。
一封邮件,一次点击。无需密码;随时可退出。
「Averbouch」是您故事的一部分吗?
创建您的会员空间,关注您在意的家族、获取新发现的通知并参与贡献——无需密码。
一封邮件,一次点击。无需密码;随时可退出。
这部书讲述了 Averbouch 的故事。您的家族也许也有自己的大书——搜索您的姓氏以发现它,或创建它。
为了更深入地探索家族系谱 Averbouch的记忆、家族档案和证词,请保留并分享其专属地址:
zakhor.ai/averbouch地址 zakhor.ai/averbouch 直接指向此页面。社区存放的档案、系谱和叙述将补充此处呈现的历史概况。
🔗 引用/链接此页面
复制以下格式之一来引用此条目或创建指向它的链接。
链接
https://zakhor.ai/averbouchHTML
<a href="https://zakhor.ai/zh/grands-livres/familles/averbouch">大书 — Averbouch — Zakhor</a>引用
大书 — Averbouch — Zakhor, https://zakhor.ai/zh/grands-livres/familles/averbouch您的家族对这个姓氏有不同的写法吗?
缅怀
美国大屠杀纪念馆 Yad Vashem 的中央大屠杀遇难者名册记录了在大屠杀期间遇害的妇女、男子和儿童。您可以在其中搜索姓名 Averbouch的人物。
在 Yad Vashem 上搜索「Averbouch」搜索直接在 Yad Vashem 档案中进行;Zakhor 不复制或保留任何名义数据。名册中名字的出现或缺失并非详尽。 了解更多
这本书的纪念日
这本书尚未记录任何纪念日。记录Averbouch的史料提供年份和世纪,从不提供具体日期;我们不凭空制造。
您知道一个日期——一个纪念、一次希洛拉、一个离世纪念日? 为它定下纪念日
参考文献
- JewishGen Bessarabia SIG (compilation) ; source primaire Archives nationales de Moldavie, Bessarabia SIG Names Database - fiche AVERBUKH, Meer, JewishGen, Inc. / Bessarabia SIG (1874) ↗
- M. Averbukh (contributeur), trad. Tina Lunson, Vishnevets, Ukraine - Yizkor Book Project, page 493, JewishGen Yizkor Book Project ↗