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Zakhor
记忆CommunautéXVIIIe–XXe s.

Juifs hongrois

יהדות הונגריה

地区: Royaume de Hongrie

登记簿 记忆 · 保管人,非所有者

发布于 2026年9月16日

分为Oberlander(日耳曼正统派)和Unterlander(接近hassidique派)两派。

Introduction

Il existe peu de judaïsmes européens dont l'identité se soit forgée dans une tension aussi féconde entre deux pôles : d'un côté, l'orthodoxie rigoriste de langue et de culture germaniques héritée des grands rabbinats d'Europe centrale ; de l'autre, la ferveur hassidique montée des Carpates et de Galicie. Le judaïsme hongrois se lit tout entier dans cette ligne de partage entre l'Ouest et l'Est du royaume de saint Étienne. Les Juifs de l'ancienne Hongrie se répartirent longtemps entre les Oberländer, ceux du « Haut-Pays » occidental, attachés à une orthodoxie disciplinée et savante, et les Unterländer, ceux du « Bas-Pays » oriental, plus proches des cours hassidiques. Cette dualité, loin d'être une simple curiosité géographique, a structuré la vie religieuse, les querelles institutionnelles et jusqu'à la mémoire des survivants.

Ce livre suit cette communauté depuis ses origines médiévales attestées jusqu'à l'anéantissement de 1944, en passant par l'âge d'or de l'émancipation et par la naissance d'une orthodoxie qui allait rayonner sur le monde juif entier. Il tient également à rendre visible une dimension longtemps minorée : la contribution intellectuelle extraordinaire de familles bourgeoises budapestiennes qui, en une ou deux générations, produisirent des figures fondatrices de la psychanalyse moderne, des mathématiques du XXe siècle et des sciences humaines. Parmi ces savants figure Mór Réthy, mathématicien formé à Vienne et Heidelberg, dont les travaux sur l'élasticité et l'optique non euclidienne jalonnèrent le tournant des XIXe et XXe siècles — et dont la tombe repose au cimetière de la rue Kozma, aux côtés de Bernát Alexander et d'autres figures de cette bourgeoisie juive magyarisée. Il retrace aussi la vie intellectuelle orthodoxe à travers ses institutions méconnues, au premier rang desquelles la revue rabbinique Tel Talpiyot, publiée à Vác de 1892 à 1938, tribune de la pensée halakhique hongroise pendant près d'un demi-siècle.

Ce livre accorde une place nouvelle à deux échelles que l'historiographie a longtemps traitées comme secondaires. La première est celle du faubourg : non pas Budapest intra muros, ni la grande bourgade Unterländer, mais ces villes-satellites du nord de la capitale — Rákospalota, Pestújhely, Újpest — où des familles venues de Slovaquie, du Dunántúl ou du comté de Nógrád s'installèrent au XIXe siècle, bâtirent une école, un bain rituel, une maison de retraite et une grande synagogue de brique, puis disparurent en un été. L'histoire de la synagogue de la Régi Fóti út à Rákospalota, achevée en 1927, transformée en magasin de la Bibliothèque nationale Széchényi à partir de 1964 et rendue au culte à l'automne 2026, condense à elle seule l'arc complet du judaïsme hongrois : implantation, prospérité, destruction, oubli administratif, réouverture [« La synagogue de Rákospalota à Budapest doit rouvrir ses portes le 17 septembre 2026 après restauration », découverte Zakhor du 14/09/2026].

La seconde est celle du village et de la petite ville de province — Paks au bord du Danube, Köröstarcsa dans la plaine de la Körös, Tamási dans le comté de Tolna, Ibrány au bord de la Tisza, Zsarolyán aux confins du Szatmár. Ces localités ne comptaient parfois que quelques dizaines de Juifs. Elles n'ont laissé ni yeshiva célèbre ni dynastie rabbinique mondiale ; elles ont laissé un cimetière au bout d'un chemin, une plaque de bronze scellée en 2026 sur le mur d'une bibliothèque municipale, une liste de dix-sept noms. C'est de cette matière-là que se compose, désormais, la mémoire juive hongroise : une campagne de commémorations menée en 2026 par la Mazsihisz a couvert quatorze localités où, depuis la guerre, aucune cérémonie n'avait jamais eu lieu [« Mazsihisz lance en 2026 des commémorations inédites dans 14 localités hongroises restées sans mémoire depuis la Shoah », découverte Zakhor du 14/07/2026 ; mazsihisz.hu].

Une question traverse ce parcours et lui donne son unité : par quels signes une communauté manifeste-t-elle qu'elle appartient à un pays ? Par les noms qu'elle adopte — Weisz devenu Réthy, Márkus devenu Alexander, Fischel devenu Fejtő, et ces centaines de familles qui magyarisèrent leur patronyme après 1867. Par les chaires qu'elle occupe, les revues qu'elle imprime, les monuments qu'elle élève à ses morts de 1914–1918, les livrets de prière qu'elle imprime pour financer sa synagogue. Mais aussi, plus humblement, par ce qu'elle met dans ses casseroles : l'hiver 2026 a vu paraître dans la Jewish Quarterly Review un article consacré au paprika, cette épice devenue emblème national, et à la manière dont son usage dans les cuisines juives raconte l'histoire de l'intégration en Hongrie moderne [« Hungarian Jewry and Their Ways with Paprika », découverte Zakhor du 13/09/2026]. La table, comme le nom et la chaire, est un lieu d'histoire.

Le livre s'achève sur les formes contemporaines de la mémoire — dont la restauration, en janvier 2026, des monuments du cimetière de la rue Kozma à Budapest, la réouverture au culte de la grande synagogue de Rákospalota en septembre 2026, les cérémonies inaugurales d'Ibrány, de Szentistván, de Zalaegerszeg, de Köröstarcsa, de Kistarcsa, d'Opályi et de Zsarolyán, la plaque dévoilée le 8 juillet 2026 contre le mur de l'ancienne synagogue de Paks devenue bibliothèque municipale, la « Nuit des musées » de mai 2025 à Oradea, la découverte en septembre 2026 dans un grenier de Tamási de quinze livres de prières hébraïques attendant d'être rendus à leurs héritiers, l'exposition du Musée juif de Budapest réunissant les vestiges de la synagogue en bois de Náznánfalva et des briques gravées du ghetto de 1944, la première exposition institutionnelle nationale consacrée au judaïsme orthodoxe d'avant-guerre inaugurée au Centre commémoratif de l'Holocauste de Budapest en 2024 puis déclinée jusqu'à Kiev en 2026, la publication en juin 2026 du volume collectif Hungarian Holocaust Revisited, la mise en ligne par les Archives nationales hongroises, le 24 juin 2026, de registres d'état civil transcrits par reconnaissance d'écriture manuscrite, et l'ouverture en libre accès intégral, à partir du numéro d'hiver 2026, des cent trente-six années d'archives de la plus ancienne revue anglophone d'études juives — ainsi que sur la figure discrète de Lajos Boros, dont le travail de documentation des cimetières juifs de Hongrie constitue, à sa mesure, un acte de mémoire irremplaçable.

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版本 (1)
  1. v1 · 现用 · 2026年9月16日

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这本书的纪念日

  • 即将于2027年5月15日于236天后

    Début de la déportation systématique des Juifs de Hongrie · 1944

    Le 15 mai 1944, des experts allemands de la déportation et des gendarmes hongrois entament la déportation systématique des Juifs de Hongrie ; environ 437 000 personnes seront déportées en 147 convois avant le 9 juillet 1944.

    事件确定史料

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