BRANDON, JULES BENJAMIN
Dit lemma is nog niet vertaald: het wordt getoond in het Frans.
Officier français et membre d'une ancienne famille séphardite qui quitta l'Espagne pour la France après l'exode de 1492 ; né le 24 septembre 1833 à Paris ; mort le 22 mai 1871. Après ses études au Collège Saint-Barbe, il entra à l'École Polytechnique en 1853 et s'engagea dans l'artillerie. Il se maria, en août 1866, avec la fille aînée du colonel Salvador, neveu de l'historien juif Joseph Salvador. À l'éclatement de la guerre franco-prussienne (1870), Brandon, qui était alors instructeur (avec le grade de capitaine) à l'École Polytechnique, demanda immédiatement à être transféré au service actif. Il rejoignit l'armée, fut fait prisonnier à Sedan et envoyé en Allemagne, son épouse le suivant. Dès que l'armistice fut signé et qu'il reçut nouvelles des événements du dix-huit mars et de la proclamation de la Commune, Brandon fut parmi les premiers à user de la permission accordée aux officiers de retourner en France. Il s'empressa d'offrir ses services aux chefs de l'armée de Versailles. Bien que les troupes fussent alors désorganisées, il réforma rapidement sa batterie ; mais en entrant à Paris, le 22 mai 1871, il fut tué par une balle perdue tirée d'une fenêtre. Le général Berkheim plaça le nom de Brandon, comme l'un des meilleurs et des plus braves officiers du deuxième corps d'armée, en tête de la liste des capitaines qui devait être lue à l'appel quotidien, afin que cet hommage soit « un titre de gloire qui sera conservé dans sa famille ».