- हिब्रू नाम
- מְלָכִים
- लिप्यंतरण
- Melakhim
- अध्याय
- 47
Salomon bâtit le Temple, et le livre décrit un règne de sagesse, de commerce et de faste. Puis tout se brise : à sa mort, dix tribus refusent son fils, et il y a désormais deux royaumes — Israël au nord, capitale Samarie, Juda au sud, capitale Jérusalem.
Suivent deux siècles de rivalité, d'alliances contradictoires et de guerres, racontés selon une grille implacable : chaque roi est jugé en une phrase, il « fit ce qui est mal » ou, rarement, ce qui est droit. Les rédacteurs sont judéens et n'aiment pas le nord, ce qui se voit — le royaume qu'ils réprouvent le plus, celui d'Omri et d'Achab, est justement le mieux attesté par les sources extérieures, et fut pendant deux siècles le plus riche et le plus peuplé des deux.
Au milieu de cette chronique dynastique s'insèrent les cycles d'Élie et d'Élisée, et le registre change complètement : un homme seul affronte le roi et la reine, fuit au désert, veut mourir, et entend Dieu non dans l'ouragan ni dans le feu mais dans « une voix de fin silence ».
Le livre se termine deux fois, et les deux fois par une catastrophe. En 722, Samarie tombe et le royaume du Nord cesse d'exister ; ses déportés nourriront la tradition des dix tribus perdues. En 587, Jérusalem est prise, le Temple brûlé, le roi aveuglé, les élites déportées à Babylone. Les derniers versets notent qu'un roi de Juda captif a été relevé de prison et admis à la table du roi de Babylone : le corpus historique s'achève sur cette maigre lueur.