YA'ALEH (hébreu : יעלה) : premier mot de la prière du soir (Tefillah) dite à la conclusion du Shabbat et des jours de fête, lequel mot forme le titre de cette prière. Cette prière énumère les divers services du Temple qui ne peuvent être accomplissez que par les prêtres, et elle prie que Dieu accepte les prières du peuple à la place des anciens services du Temple. La prière commence ainsi : « Que s'élève notre supplication dès que s'élève la fumée de l'encens, et que notre prière soit agréée au moment où s'abaisse ta main bénissante. » Après avoir énuméré les divers services du Temple, elle conclut par une prière pour la restauration du Temple et pour le rétablissement de ses services. Cette prière date de l'époque où le Temple existait encore, ou tout au moins de peu après sa destruction. Elle est récitée le soir du Sabbat, et également aux jours de fête dans la prière du soir (Tefillat Arvit). La forme exacte de cette prière varie quelque peu selon les différentes communautés et rites, mais
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YA'ALEH
L'hymne d'introduction préfixé aux seliḥot qui suivent le service du soir proprement dit du Jour de l'Expiation ([comp. Kol Nidre](/articles/9443-kol-nidre)) dans les rituels du nord. L'auteur de l'hymne n'a pas été identifié avec certitude. Il se compose de huit strophes en ordre alphabétique inverse, chacune composée de trois lignes, la vingt-deuxième lettre hébraïque étant répétée trois fois pour compléter les vingt-quatre lignes. Le schéma de construction est le suivant :
« Que notre Z s'élève du soir, Et que notre Y s'approche du matin, Et que notre X apparaisse jusqu'au soir. »
Les verbes sont tirés de la prière « Ya'aleh weyabo we-yeraeh », etc., spécialement insérée avant les trois bénédictions finales de l'« 'Amidah » ([voir Shemoneh 'Esreh](/articles/13561-shemoneh-esreh)), et dans la grâce après les repas, en tous les jours de fête (comp. Shab. 24a), y compris le Jour de l'Expiation. La pensée, sinon la forme, est le fondement de l'hymne de G. Gottheil « À Toi nous nous donnons... du soir au soir » (« Union Hymnal », n° 103), pour lequel, toutefois, on a choisi une mélodie d'une autre section des services pénitentiels ([voir Ḳerobot](/articles/9287-kerobot)—hymne strophique Ḳalirique).
Une belle mélodie du dix-huitième siècle pour « Ya'aleh » a été préservée comme mise en musique générale par son adaptation par Isaac Nathan en 1815 aux vers du Lord Byron « The Harp the Monarch Minstrel Swept », qui a été publiée, avec accompagnement de pianoforte, dans les « Hebrew Melodies », parus cette année-là. La mélodie telle qu'on la chante ordinairement est quelque peu moins élaborée que dans la version de Nathan. Elle a été traditionnelle à la Grande Synagogue de Londres depuis 1750 au moins, et elle est aussi bien connue sur le Continent. Son mouvement expressif l'a rendue largement connue et chérie en connexion avec l'hymne de l'Expiation, même avant qu'elle ne reçoive une appréciation supplémentaire de la fascination avec laquelle elle a séduit Louis Lewandowski, le premier musicien de synagogue de sa génération. Dans son « Todah w'Zimrah » (Berlin, 1876), il l'inclut non seulement avec son texte original pour le service du Jour de l'Expiation (vol. ii., n° 94), mais il l'a aussi mise sur l'hymne principal chanté par le ḥazzan dans les supplications de « rosée » et de « pluie » lors des festivals de Pâque et de la Fête des Tabernacles ([voir Geshem](/articles/6638-geshem)).

La mélodie est ici transcrite avec les vers anglais de Byron, tels qu'ils ont été présentés en 1815. Elle s'étend sur deux strophes de l'hymne hébreu. Cette application et la manière dont les anciens accompagnateurs vocaux plutôt que choristes, les « meshorerim », autrement connus comme « chanteur et basse » ([voir Music, Synagogal](/articles/11241-music-synagogal)), alternaient avec et imitaient le solo du chantre, sont davantage illustrées dans la transcription par l'addition du texte hébreu des strophes d'ouverture.