Geografische Herkunft: république fédérative socialiste de Yougoslavie
Dieses Buch erzählt die Geschichte der Pijade. Ihre eigene Familie hat vielleicht auch ihr Großes Buch — suchen Sie Ihren Namen, um es zu entdecken, oder um es ins Leben zu rufen.
Le patronyme Pijade appartient à cette constellation de noms que l'histoire séfarade a semés sur les rives de l'Adriatique et le long des routes balkaniques, après la grande expulsion d'Espagne de 1492 et celle du Portugal de 1497. Comme nombre de familles judéo-espagnoles, les Pijade s'inscrivent dans le mouvement d'exil qui conduisit les Juifs ibériques vers l'Empire ottoman, où le sultan Bayézid II les accueillit dans les grandes cités de Salonique, de Constantinople, de Sarajevo et de Belgrade. Le nom lui-même, dont la graphie a varié au gré des langues d'accueil — le judéo-espagnol (djudezmo ou ladino), le serbe, l'allemand des chancelleries austro-hongroises —, porte la trace de cette itinérance méditerranéenne. Selon les usages onomastiques séfarades, il pourrait dériver d'un toponyme ou d'un sobriquet ibérique, à la manière dont tant de familles conservèrent, dans leur patronyme, la mémoire d'un lieu perdu de la péninsule.
L'histoire de cette lignée ne nous est véritablement documentée qu'à travers une figure : Moša Pijade (1890-1957), peintre, journaliste, traducteur, théoricien et homme d'État yougoslave, l'un des rares intellectuels juifs à occuper le sommet de l'État dans l'Europe du XXe siècle. Autour de lui, comme autour d'un foyer, se laisse reconstituer le milieu d'une bourgeoisie juive séfarade de Belgrade, enracinée dans la vie de la cité, fidèle à une langue et à une mémoire, et emportée par les tragédies du siècle. Ce Grand Livre entend restituer, avec la prudence qu'impose la rareté des archives familiales, ce que l'on peut établir, ce que la tradition transmet, et ce que la mémoire collective d'Israël reconnaît dans le destin d'une telle famille. Car, comme l'a écrit Yosef Hayim Yerushalmi, la mémoire juive n'est pas la simple conservation du passé, mais un impératif — Zakhor, « souviens-toi » — qui traverse les générations [Yerushalmi, 1984].
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Le Grand Livre — Pijade — Zakhor, https://zakhor.ai/de/grands-livres/familles/pijadeMoša Pijade
prominent Yugoslavian/Serbian Communist (1890–1957)
Die Zentrale Datenbank der Namen der Schoah-Opfer von Yad Vashem verzeichnet die Frauen, Männer und Kinder, die während der Schoah ermordet wurden. Sie können dort nach den Personen suchen, die den Namen Pijade trugen.
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