عائلة Kamhi
קמחי
أصل الاسم وتاريخ سلالة Kamhi وأنسابها — اسم عائلة يهودي والآثار التي تركها.
Rabbinical and merchant family of Salonika, to be distinguished from the Kimhi of Provence. Joseph Kamhi was president of the Salonika community in the 19th century and reformer of its educational institutions.
الأصل الجغرافي: Salonique
السجل الذاكرة · وديع، وليس مالكًا
خريطة النسب
الكتاب العظيم — Kamhi
Introduction
À Salonique, au tournant du XVIIIe et du XIXe siècle, un imprimeur annote un recueil de poèmes liturgiques ; un siècle plus tard, dans la même ville, un notable préside la communauté et réforme ses écoles ; à Sarajevo, en plein XXe siècle, un violoniste-hazzan incarne à lui seul plusieurs siècles d'héritage séfarade balkanique. Ces trois gestes — annoter, réformer, préserver — résument peut-être mieux que tout discours préliminaire ce que la lignée Kamhi aura incarné à travers les siècles et les lieux.
Le patronyme Kamhi appartient à cette constellation de noms séfarades dont l'histoire épouse les grands mouvements de la judéité méditerranéenne : l'expulsion d'Espagne en 1492, le refuge ottoman, l'épanouissement de Salonique comme « métropole d'Israël », puis la dispersion entre les Balkans, l'Anatolie, l'Italie et, plus tard, les communautés d'Israël et de France. Avant d'entrer dans le détail des générations et des figures, il importe de poser une distinction fondatrice, sans laquelle toute enquête sur les Kamhi s'égare : il convient de distinguer rigoureusement les Kamhi des Kimhi (ou Qimḥi) de Provence, malgré la proximité graphique et l'étymologie hébraïque commune.
Les deux familles dérivent de la même racine sémitique qemaḥ (קמח), « farine » ou « blé moulu », vocable biblique chargé de résonances : la Mishna enseigne que « sans farine, point de Torah » (im ein qemaḥ ein Torah, Avot 3,17), de sorte que le nom porte d'emblée une charge savante. Mais la famille Qimḥi de Provence — celle de Joseph Qimḥi, de Moïse et surtout de David Qimḥi, le célèbre RaDaK, grammairien et exégète de Narbonne aux XIIe–XIIIe siècles — constitue une lignée provençale médiévale distincte. Les Kamhi, dont traite le présent ouvrage, forment une lignée séfarade orientale et balkanique, marchande, rabbinique et artistique, dont le centre de gravité fut d'abord la Salonique ottomane, puis, par les routes de la dispersion, les communautés de Bosnie-Herzégovine et d'Israël.
Cette distinction, qui reste de rigueur pour les premières générations, se nuance à mesure que l'on avance dans le temps. La Jewish Encyclopedia, dans son article consacré aux Kimḥi, mentionne explicitement un Benjamin Kimhi, imprimeur et éditeur actif à Salonique vers 1770, qui édita et annota le Sha'are Raḥamim de Ḥayyim ha-Kohen et Solomon Abbadi [Jewish Encyclopedia, art. « ḲIMḤI »]. Cette attestation place un porteur du nom au cœur même de la ville où les Kamhi sont documentés, dans un rôle d'érudit-imprimeur qui prolonge une vocation intellectuelle ancienne. Loin d'effacer la distinction entre les deux lignées, cet élément invite à reconnaître que les graphies, les branches et les trajectoires ont pu, au fil des siècles ottomans, s'entrecroiser ou converger vers un même foyer culturel sans que la continuité biologique soit pour autant établie.
Selon la grande synthèse de Joseph Nehama, Histoire des Israélites de Salonique, la ville devint après 1492 le creuset où se reconstituèrent les familles ibériques exilées, structurées en congrégations portant les noms de leurs cités d'origine [Nehama, 1978]. C'est dans ce tissu que les Kamhi s'inscrirent comme l'une des familles de notables, à la fois lettrées et commerçantes — configuration sociale typique du séfaradisme ottoman, où l'érudition talmudique et le négoce ne s'opposaient pas mais se renforçaient mutuellement. Ce Grand Livre se propose de suivre cette lignée depuis ses racines ibériques présumées jusqu'à ses figures attestées du XVIIIe, du XIXe et du XXe siècle, en distinguant toujours ce que l'archive établit de ce que la mémoire transmet.
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الإصدارات (1)
- v1 · الإصدار الحالي · 22 أغسطس 2026
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الكتاب الأكبر — Kamhi — Zakhor, https://zakhor.ai/ar/grands-livres/familles/kamhiمتغيرات الاسم (3)
اسم واحد، مئة وجه.
نفس اسم العائلة، مكتوب بطرق مختلفة حسب اللغات والعصور والتشتتات.
لاتيني2
עברית · عبري1
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شخصيات بارزة
- 1.
Joseph Kamhi
Président de la communauté de Salonique
تكريماً للذاكرة
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الأعمال والنصوص (1)
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أيام هذا الكتاب
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قبور مسجَّلة
Camhi Lydie Suzyمطابقة مقترحة
Cimetière juif de Seppois-le-Bas · Seppois-le-Bas — 30 أكتوبر 2008
CAMHI Samiمطابقة مقترحة
Cimetière israélite de Ben M'Sik · Casablanca — 1959
CAMHI.. Camiمطابقة مقترحة
Cimetière israélite de Ben M'Sik · Casablanca — 1959
camhy josephمطابقة مقترحة
Cimetière juif Miâara · Marrakech — 2 فبراير 1958
قائمة المراجع
- Eleazar Gutwirth, Faith and Order in the Community: The Rabbinic Response to Social Crisis in 14th-Century Spain (1995)
- Joseph Nehama, Histoire des Israélites de Salonique (1978)
- Joseph Toledano, Les Noms de famille des Juifs d'Afrique du Nord (2003)
- Claire Rubinstein-Cohen, Portrait de la communauté juive de Sousse (Tunisie) : de l'orientalité à l'occidentalisation, un siècle d'histoire (1857-1957) (2011)
- Jean Baumgarten, La naissance du hassidisme : Mystique, rituel et société (XVIIIe-XIXe siècle) (2006)
- Yossef Charvit, L'élite rabbinique en Algérie (XVIIIe-XIXe s.) (2005)
- Joseph Toledano, Une histoire de familles : les noms de famille juifs d'Afrique du Nord, des origines à nos jours (1999)
- Mercedes Borrero Fernández, La communauté juive de Séville au XIIe siècle (1985)
- Joseph Gutmann, Hebrew Manuscript Painting (1978)
- Joseph Heinemann, Prayer in the Talmud: Forms and Patterns (1977)
- R. J. Zwi Werblowsky, Joseph Karo: Lawyer and Mystic (1962)