FORLI ()
Эта статья ещё не переведена: она показана на французском.
Ville de la Romagne, Italie. Elle est mentionnée pour la première fois en rapport avec l'histoire juive par Hillel de Vérone, qui habita à Forli pendant quelque temps vers 1290, et y écrivit sa lettre circulaire à Maestro Gaio et son ouvrage « Tagmule ha-Nefesh ». La communauté semblait alors être une petite communauté ; car Hillel se sentait comme un exilé, recevant rarement des nouvelles du monde extérieur. La communauté continua cependant à exister, et en 1373 un Mishneh Torah y fut vendu à R. Jekuthiel b. Abigdor de Forli (Cod. Oxford, No. 601). Forli devint célèbre par le congrès des représentants des communautés de Rome, Padoue, Ferrare, Bologne, Romagne et Toscane, qui s'y tint le 18 mai 1418. Conformément aux résolutions formulées à Bologne en décembre 1415, on décida d'envoyer une députation au Pape Martin V à Rome pour obtenir de lui de nouveaux privilèges et la confirmation des anciens. Un impôt de 1½ ducat par 1 000 ducats en argent et en biens immobiliers fut levé sur les communautés afin de payer les frais considérables de cette ambassade et autres dépenses nécessaires au bien commun ; les membres individuels, à l'exception de ceux qui recevaient l'aumône, furent également taxés de ½ à 1½ ducats, selon leurs moyens. Des dispositions furent également prises pour réglementer la perception des impôts et l'organisation des communautés.
Le même congrès émit plusieurs décrets concernant les affaires intérieures des communautés, qui étaient évidemment destinés, d'une part, à élever leur ton moral, et d'autre part, à éviter tout ce qui pourrait attirer l'attention ou l'envie de la population chrétienne. Il fut interdit au peuple de jouer aux cartes ou aux dés ou de permettre que l'on y joue dans leurs maisons ; aux hommes et aux femmes il fut interdit de porter des vêtements ou des ornements luxueux, ou de parcourir les rues ensemble en grand nombre ; l'étalage lors des banquets et des fêtes familiales et l'escorte pompeuse des mariées furent considérablement restreints ; l'immoralité sexuelle en particulier fut sévèrement condamnée. Ces décrets devaient rester en vigueur jusqu'à la fin de 5186 (= 1426) ; toutes les violations devaient être punies par des amendes ou par l'excommunication ; et les hommes étaient tenus responsables des femmes. Les décrets furent signés par les Juifs de Forli ainsi que par les délégués étrangers.
Rien n'est connu de l'histoire ultérieure de la communauté de Forli. Elle partagea sans doute les fortunes variées des autres Juifs dans les États pontificaux au seizième siècle ([compare Bologne](/articles/3488-bologna)), et fut dissoute quand les Juifs furent expulsés. Et aucun Juif ne revint à la ville.
Les rabbins et savants suivants de Forli sont connus : Elijah b. Menahem Alatrini ; Moses b. Jekuthiel Ḥefeẓ, membre de la famille Zifroni, qui en 1383 copia pour David b. Solomon Rofe le Codex Almanzi No. 79 ; Elijah b. Moses Alatrini, qui copia (1389) MS. de Rossi No. 286 pour Moses b. Daniel de Forli ; Aaron Strassburg, 1486 ; Elias b. Isaac da Mestre, qui écrivit un ouvrage mathématique en 1497 (Codex Michael, No. 185) ; Solomon b. Eliakim Finzi, rabbin à Forli en 1536 ; Eliezer b. Benjamin Finzi d'Arezzo, rabbin en 1537 ; et vers la même époque Abraham b. Daniel da Modena et Asher b. Isaiah da Montagna occupaient le rabbinat.