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Zakhor
GeschichteFigure1867–1905

Marcel Schwob

Region: Chaville, Paris

Register Geschichte · Verwahrer, nicht Eigentümer

Veröffentlicht am 24. August 2026

Écrivain, essayiste et dramaturge du symbolisme français, né à Chaville en 1867. Érudit (études sur l'argot et le jargon des Coquillards), traducteur de Stevenson et Defoe. Mort prématurément en 1905.

Introduction

Il est des lignées que l'on ne saurait comprendre sans épouser le mouvement même de l'émancipation juive française. La famille Schwob — dont le patronyme, porté par plusieurs branches alsaciennes et lorraines, dérive vraisemblablement du terme désignant le « Souabe », l'immigré venu des terres germaniques du sud [Encyclopaedia Judaica, article « Names »] — appartient à cette judaïté ashkénaze de l'Est de la France qui, après le décret d'émancipation de 1791, se fit à la fois profondément française et fidèle à une mémoire ancienne. Les Schwob de la fin du XIXe siècle furent des journalistes, des libraires, des médecins, des orientalistes et des écrivains ; ils incarnèrent cette génération que l'on nommera plus tard la « génération des fondateurs », celle qui, sortie du ghetto rural alsacien, investit les lettres, la presse et le savoir avec une ferveur qui n'était pas sans rappeler l'antique passion juive pour l'étude.

Au centre de ce foyer se tient Marcel Schwob — nom complet Mayer André Marcel Schwob —, né le 23 août 1867 à Chaville (Seine-et-Oise) et mort à Paris le 26 février 1905 [Jewish Encyclopedia, article « Schwob (Mayer André), Marcel » ; Wikidata, registres d'état civil parisiens ; Dictionary of Literary Biography, vol. 123]. L'un des écrivains les plus singuliers du symbolisme français, érudit prodigieux, traducteur, journaliste et conteur, son œuvre brève et dense — Le Livre de Monelle, Vies imaginaires, Le Roi au masque d'or — demeure une des grandes énigmes de la littérature fin-de-siècle. Autour de lui gravitent un père journaliste et libre penseur, un oncle orientaliste illustre, une cousine qui deviendra sous le nom de Claude Cahun l'une des artistes les plus radicales du XXe siècle. Ce Grand Livre s'attache à retracer, avec la prudence que commande l'archive, le destin de cette lignée et la manière dont elle a porté, à sa façon souvent laïcisée mais jamais reniée, quelques-unes des grandes vertus d'Israël : la passion du savoir, le soin de la mémoire, l'accueil de l'étranger, et le courage devant la persécution.

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  1. v1 · aktuell · 24. Aug. 2026

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Artikel aus der Jewish Encyclopedia (1901–1906)

Dieser Text ist so wiedergegeben, wie er vor über hundert Jahren erschien. Seine Zahlen, seine Urteile und sein „heute“ gehören seiner Zeit, nicht unserer.

SCHWOB (MAYER ANDRÉ), MARCEL

Dieser Artikel ist noch nicht übersetzt: Er wird auf Französisch angezeigt.

Journaliste français ; né à Chaville (Seine-et-Oise) le 23 août 1867 ; mort à Paris le 27 février 1905. Il reçut sa première instruction à Nantes, où son père était rédacteur en chef du « Phare de la Loire ». S'établissant à Paris, il devint associé à l'« Echo de Paris », dans lequel parurent ses premiers contes, et à l'« Evénement Journal », à la « Revue des Deux Mondes », etc. Sous l'influence de son oncle Leon Cahun, conservateur de la Bibliothèque Mazarine, il reçut une instruction approfondie (A.B. 1888) et fut nommé professeur à l'École des Hautes Études.

Schwob, qui était l'un des plus brillants écrivains français modernes, fut l'auteur de : « Étude sur l'Argot Français », 1889, avec M. Guiyesse ; « Jargon des Coquillards en 1455 », 1890, ouvrage sur les aventures et la vie du poète français Villon ; « Cœur Double », 1891 ; « Le Roi au Masque d'Or », 1892 ; « Le Livre de Monelle » et « Mimes », 1894 ; « La Croisade des Enfants », 1895 ; « Spécilèege » et « Vies Imaginaires », 1896 ; « La Lampe de Psyché », 1903 ; etc. Il traduisit aussi le « Hamlet » de Shakespeare avec Eugène Moran, Sarah Bernhardt jouant le rôle titre dans la production de sa version, et « Broad Arrows » de Stevenson, avec lequel il devint assez intime.

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