COHN, FERDINAND JULIUS
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Botaniste et zoologiste allemand ; né à Breslau le 24 janvier 1828 ; décédé là le 25 juin 1898 ; fils aîné d'Isaac Cohn, fabricant d'huile, qui exerça quelque temps la charge de consul austro-hongrois, et frère d'Oscar Cohn, auteur comique populaire et dramaturge dont le nom de plume était « Oscar Justinus », et de Max Conrad Cohn, juriste éminent.
Cohn fit ses études au gymnasium et à l'Université de Breslau, et obtint son doctorat en 1847 à Berlin. Sa thèse était une étude de la physiologie des graines. Il y préconisait l'établissement de jardins botaniques pour l'étude de la physiologie des plantes—un souhait qu'il était destiné à voir réalisé largement par ses propres efforts. Il revint à Breslau en 1848, et y demeura jusqu'à sa mort. Sur une dissertation, « De Cuticula », il fut admis comme privat-docent en oct. 1850 ; mais, étant juif, une année s'écoula avant qu'il fût autorisé à prêter serment et à enseigner. Il reçut le titre de professeur en 1857, et deux ans après (1859) fut nommé professeur adjoint. En 1872 il devint professeur, et fut appelé à occuper la chaire devenue vacante par la mort de son ancien maître, ami et collaborateur, Goeppert.
En 1888, lors de l'inauguration de l'Institut botanique, qui avait été construit principalement par ses efforts incessants, il reçut le titre de « Geheimer Regierungsrath ». À l'occasion de son soixante-dixième anniversaire, il lui fut présenté la liberté honorifique de la ville de Breslau.
L'œuvre de Cohn obtint une appréciation universelle au cours de sa vie. Il fut élu membre des institutions et sociétés suivantes : Leopold Carolinische Akademie, Académie royale des sciences de Berlin, Société de Biologie de France, la Royal Microscopic Society of Great Britain, la Natural History Society of Boston, États-Unis, etc. Cohn fut inhumé dans la rangée d'honneur du cimetière juif de Breslau. Bien que ne fût pas un juif observant, lui et sa femme appartenaient à plusieurs sociétés juives.
Ferdinand Julius Cohn.
Cohn fut un écrivain prolifique ; laissant derrière lui plus de 150 articles, essais et livres, parmi lesquels on peut mentionner : « Zur Naturgeschichte des Protococcus Pluvialis », Bonn, 1851 ; « Die Menschheit und die Pflanzenwelt », Breslau, 1851 ; « Der Haushalt der Pflanzen », Leipzig, 1854 ; « Untersuchungen über die Entwicklungsgeschichte der Mikroskopischen Algen und Pilze », Bonn, 1854 ; « Neue Untersuchungen über Bakterien », _ib._ 1872-75 ; « Die Pflanze », Leipzig, 1882. Cohn fut aussi le fondateur et (de 1875 à sa mort) l'éditeur de « Beiträge zur Biologie der Pflanzen ».