ASTRUC, ÉLIE-ARISTIDE
هذه المادة غير مترجمة بعد: تُعرض بـالفرنسية.
Rabbin français et auteur ; né à Bordeaux, le 12 novembre 1831. Il reçut sa première éducation dans sa ville natale et suivit un cours d'études au séminaire rabbinique de Metz, où il fut envoyé avec une bourse par la communauté de Bayonne en 1852. À l'achèvement de ses études en 1857, il fut nommé assistant du grand rabbin de Paris, et devint aumônier des lycées parisiens Louis le Grand, Vanves et Chaptal. Il fut l'un des six fondateurs de l'Alliance Israélite Universelle (1860), et en 1865 fut délégué de Bayonne à la convention pour la nomination du grand rabbin de France. En 1866, il fut élu grand rabbin de Belgique, et fut autorisé par un décret spécial de l'empereur à accepter cette charge tout en restant citoyen français. Pendant qu'il occupait ce poste, il prit part au synode de Leipsic (29 juin—4 juillet 1869).
Pendant la guerre franco-prussienne (1870-71), Astruc se distingua à la fois comme patriote français et comme ministre juif. Il était membre du comité du pain, dont le président, le Comte de Mérode, chef du parti catholique belge, prenait soin des blessés. En sa qualité de secrétaire du « comité belge pour la libération du territoire (Alsace et Lorraine) », Astruc revisita Metz après une absence de vingt ans.
Elie-Aristide Astruc.
En 1879, Astruc abandonna la charge de grand rabbin de Belgique pour retourner dans son pays natal. Avant son départ, le Roi des Belges le créa chevalier de l'Ordre de Léopold. Après avoir officié comme grand rabbin de Bayonne de 1887 à 1891, il se retira à la vie privée.
Astruc est un écrivain de talent. Le premier de ses ouvrages fut une traduction en vers français des principaux poèmes liturgiques du rituel sépharde, intitulée « 'Olelot Eliahu » (Les Glanures d'Élie), publiée en 1865. En 1869, il publia « Histoire Abrégée des Juifs et de Leurs Croyances », petit ouvrage qui causa une sensation à l'époque, en raison de l'audace de l'auteur. Comme Astruc l'affirma, il désirait « séparer le noyau de son écorce » ; c'est-à-dire dégager les grandes idées du judaïsme des traditions vénérables mais partiellement légendaires. Une deuxième édition de l'ouvrage parut en 1880.
En chaire, Astruc manifesta les mêmes vues indépendantes mais modérées, et proclama toujours hardiment ses convictions morales et son attachement à la foi juive. Ses sermons les plus importants furent rassemblés et publiés sous le titre « Entretiens sur le Judaisme », 1879. En 1884, il écrivit « Origines et Causes Historiques de l'Anti-Sémitisme », qui fut traduit en allemand et en hongrois. Il contribua à diverses revues—notamment la « Revue de Belgique », la « Revue de Pédagogie » et la « Nouvelle Revue »—par un certain nombre d'articles dans lesquels il s'efforça d'impressionner les non-juifs avec des vues correctes sur l'histoire et les doctrines d'Israël ; également des essais sur les sociétés politiques de Belgique, sur le Pape Léon XIII, etc.