AARON BEN BENJAMIN WOLF
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Rabbi à Berlin et aussi à Francfort-sur-l'Oder ; né vers 1670 ; mort à Francfort-sur-l'Oder, le 25 juillet 1721. Son père, Isaac Benjamin Wolf ben Eliezer Liebman, auteur de « Naḥlat Binyamin » (Amsterdam, 1682), rabbi dans la marche de Brandebourg, était le frère du Juif de cour Jost Liebman, qui joua un rôle important dans la congrégation de Berlin aux premiers temps de son histoire. Aaron épousa Resel, la fille de son oncle, qui fonda pour lui une école talmudique et soutint non seulement Aaron mais aussi ses disciples. En 1697, quand le déclin de la santé de Shemariah, alors rabbi de Berlin, rendit nécessaire la nomination d'un successeur, Aaron fut nommé rabbi de la marche, et en 1709 fut désigné par le roi Frédéric Ier au poste de chief rabbi de Berlin, avec juridiction sur tous les Juifs vivant dans la marche. Mais avec la mort du roi Frédéric Ier, les conditions changèrent. Esther, la veuve de Jost Liebman, tomba en disgrâce auprès de Frédéric-Guillaume Ier, ses biens furent confisqués, et elle mourut de chagrin en 1714. Ces revers rendaient impossible pour Aaron de maintenir ses étudiants ; et les factions dans la congrégation de Berlin lui causaient une anxiété constante, d'autant plus qu'il avait toujours pris le parti de la famille de sa femme, qui était très impopulaire auprès de la communauté. Il fut finalement forcé de quitter Berlin et alla à Francfort-sur-l'Oder, où il exerça les fonctions de rabbi jusqu'à sa mort. Il laissa quelques travaux, bien qu'aucun n'ait été imprimé. Il écrivit plusieurs approbations (_haskamot_) à des livres publiés à Berlin, notamment celle de la première édition du commentaire sur le Pentateuque de Samuel ben Meir (1705), dont le manuscrit était en possession de David Oppenheimer, auquel il était apparenté par mariage. Son approbation de l'ouvrage cabalistique de Nehemiah Ḥayyun, « 'Oz le-Elohim » (1712), lui causa de grands ennuis, en raison des accusations d'hérésie portées contre l'ouvrage, qu'il avait, comme David Oppenheimer, approuvé sans le lire. À Berlin, son beau-frère Michael Ḥasid lui succéda.