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De la Dix-huitième Dynastie. Nom dérivé des Béni'Amran ou des Bédouins d'El-Amarna, et désormais donné aux ruines étendues et aux tombes taillées dans le roc qui sont les derniers vestiges de l'ancienne ville royale de Khut Aten. Ces ruines se trouvent en Égypte centrale, sur la…

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Статья из Jewish Encyclopedia (1901–1906)

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TELL EL-AMARNA

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De la Dix-huitième Dynastie.

Nom dérivé des Béni'Amran ou des Bédouins d'El-Amarna, et désormais donné aux ruines étendues et aux tombes taillées dans le roc qui sont les derniers vestiges de l'ancienne ville royale de Khut Aten. Ces ruines se trouvent en Égypte centrale, sur la rive est du Nil, près des villages de Hagg Ḳandîl au sud et Et-Tell au nord. Ce sont les ruines d'une ville construite par Aménophis IV., de la dix-huitième dynastie égyptienne. Peu après le début de son règne, Aménophis se détourna du culte de tous les dieux sauf Aten, le dieu du disque solaire. Il abandonna en conséquence Thèbes, qui pendant des siècles avait été la capitale égyptienne, et construisit une nouvelle ville, dans laquelle les anciennes traditions et les intérêts religieux établis ne seraient pas en mesure de s'opposer à ses réformes. Il choisit le site maintenant connu sous le nom d'El-Amarna, dans le nome hermopolitain en Égypte centrale, où un palais royal et un temple d'Aten furent bientôt entourés de résidences de nobles et d'autres personnes qui suivraient naturellement la cour. Après la mort d'Aménophis, l'ancienne religion reprit le dessus, la résidence royale fut bientôt transférée de nouveau à Thèbes, et la ville qu'il s'était donné tant de peine à construire tomba en ruine. Comme le règne d'Aménophis dura moins de vingt ans, l'occupation de sa nouvelle capitale ne put être longue. Son site ne fut jamais réoccupé, de sorte que le tracé des rues de Khut Aten et les plans des anciens palais et maisons peuvent encore être distingués dans le tumulus.

La position du palais d'Aménophis fut découverte par Petrie lors de ses fouilles à El-Amarna en 1891-92. Elle est indiquée sur le tumulus aujourd'hui par un bâtiment érigé pour préserver quelques pavements en stuc peint qui formaient autrefois une partie du palais. Ces peintures, ainsi que celles des tombes voisines, prouvent que les artistes du temps d'Aménophis s'étaient émancipés des conventions égyptiennes ordinaires, et représentaient les objets de façon beaucoup plus naturelle qu'il ne l'avait été jusque-là.

Les Tablettes d'El-Amarna.

L'attention du monde moderne fut d'abord attirée sur El-Amarna par la découverte, faite accidentellement par une femme paysanne à la fin de 1887, de plus de 300 tablettes cunéiformes, qui s'avérèrent être des lettres écrites à Aménophis III. et Aménophis IV. par des rois de divers pays d'Asie et par des fonctionnaires égyptiens ou des vassaux en Phénicie, Syrie et Palestine. Cette correspondance ouvrit des perspectives sur l'histoire orientale qui avaient été entièrement insoupçonnées. Kadashman-Bel et Burnaburiash, rois de Babylone ; Ashuruballit, un roi d'Assyrie ; Dushratta, un roi du Mittani ; et un roi d'Alashia (supposé être Chypre)—tous avaient une correspondance amicale avec les rois égyptiens. Une conception entièrement nouvelle des relations internationales à cette époque fut ainsi acquise ; et le fait remarquable fut établi que la langue des relations diplomatiques était alors le cunéiforme babylonien. La majorité des lettres provenait de vassaux ou de fonctionnaires dans des lieux comme Gebal, Tyr, Sidon, Lakish, Jérusalem, etc.—des lettres qui prouvaient que même en écrivant aux Égyptiens, les habitants de cette région utilisaient le cunéiforme babylonien. Ainsi une longue domination de ces pays par l'influence babylonienne, antérieure à la conquête égyptienne par Thoutmès III., était évidente. Le contenu des lettres offre un tableau vivant de la manière dont l'empire asiatique de l'Égypte se désintégrait sous l'administration faible d'Aménophis IV.

Aménophis IV. avait une mère asiatique. Il était en conséquence plus intéressé à la conservation de ces lettres que ne l'auraient été la plupart des rois égyptiens ; celles qui avaient été écrites à son père, il les prit avec lui vers sa nouvelle capitale, tandis que celles qui lui avaient été écrites furent stockées dans les mêmes archives, où elles restèrent jusqu'en 1887. Après leur découverte, le Musée britannique en acheta 87, le Musée de Berlin 160 (un nombre considérable étant des fragments), le Musée de Gizeh au Caire en obtint 60, tandis qu'environ 20 furent achetées par des particuliers.

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