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Nehemia Brüll est un rabbin et savant né le 16 mars 1843 à Neu-Raussnitz, en Moravie, et mort le 5 février 1891 à Francfort-sur-le-Main, fils du talmudiste Jakob Brüll. Formé au Talmud par son père puis à l'université de Vienne, où il fréquente le beit ha-midrash dirigé par I. H. Weiss, M. Friedmann et Adolf Jellinek, il devient un réformateur résolu, disciple de Geiger; rabbin de Bisenz, communauté réformée de Moravie, il quitte ce poste en 1870 pour le rabbinat de Francfort, qu'il occupe jusqu'à sa mort malgré une opposition croissante. Ses recherches embrassent presque toutes les branches de la science juive, rassemblées dans les dix volumes de son « Jahrbücher » (Francfort, 1874-90).

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Статья из Jewish Encyclopedia (1901–1906)

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BRÜLL, NÉHÉMIE

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Traduction du fragment 1

Rabbin et savant aux connaissances variées ; né le 16 mars 1843 à Neu-Raussnitz, Moravie ; décédé le 5 février 1891 à Francfort-sur-le-Main. Brüll reçut son éducation rabbinique et talmudique de son père, Jakob, qui joignait un savoir talmudique étendu à une perception historique aiguë. Il étudia ensuite les langues classiques et orientales ainsi que l'histoire à l'Université de Vienne, ayant en même temps la bonne occasion de poursuivre ses études talmudiques à la bet ha-Midrash de Vienne, alors sous la direction d'hommes comme I. H. Weiss, M. Friedmann et Adolf Jellinek. C'est là aussi que Brüll, fils d'un rabbin conservateur et petit-fils du grand-rabbin arch-orthodoxe de Moravie, Nahum Trebitsch, se développa en un Réformateur décidé et en disciple de Geiger.

Brüll fut appelé comme rabbin à Bisenz, l'une des communautés réformistes de Moravie, fonction qu'il quitta en 1870 pour prendre la charge du rabbinat de Francfort-sur-le-Main. Il devait cette nomination à Abraham Geiger, qui attira l'attention de sa communauté d'origine sur le jeune rabbin morave. Brüll demeura avec cette ancienne communauté jusqu'à sa mort, bien que sa position fût remplie de déceptions. Par suite du mouvement inauguré par S. R. Hirsch à Francfort, même les cercles qui n'étaient pas orthodoxes tendaient graduellement vers le parti conservateur. Brüll tenait aussi peu compte du compromis que ne le faisait son adversaire Hirsch. Représentant enthousiaste du mouvement réformiste, pour des raisons religieuses aussi bien que scientifiques, il s'opposa résolument à toute tentative de réconciliation entre le Réformisme et l'Orthodoxie. Pourtant, ce n'était pas un homme d'influence sur les masses : ses sermons, moins efficaces en chaire, devaient être lus pour être appréciés. Ce n'est que lorsqu'il vit que tous ses efforts étaient vains, et qu'il avait été personnellement attaqué ([voir Francfort-sur-le-Main](/articles/6306-frankfort-on-the-main)), qu'il se retira pour se consacrer à ses études, ce qui redonda grandement à l'honneur et à l'avantage du savoir juif.

![](https://storage.googleapis.com/jewishencyclopedia/images/V03p403001.jpg)Nehemiah Brüll.

L'importance scientifique de Brüll.

Les recherches de Brüll s'étendaient sur presque toutes les branches de la science juive, incluant l'exégèse et la grammaire bibliques, l'histoire et la littérature juives, les Apocryphes, la Halakah biblique, la casuistique, les responsa, l'histoire générale, la philologie, la poésie, la littérature judéo-allemande ; et il contribua à tous ces domaines par l'investigation originale. Un savant aussi considérable qu'Adolf Jellinek disait de Brüll : « L'étendue de son savoir en littérature juive était à peine égalée, et il manifesta une sagacité particulière qu'on ne trouve chez aucun autre savant des temps modernes » (in Adolf Brüll's "Monatsblätter," xi. 50). Brüll rassembla les résultats de son érudition dans dix volumes de ses "Jahrbücher" (Frankfort-sur-le-Main, 1874-90). Il contribua à peu près tout le matériel de ces "Jahrbücher"—les essais plus longs et plus courts aussi bien que les nombreuses critiques de nouveaux livres. Bon nombre de ces essais ont aussi été imprimés séparément. Voici une liste des plus importants d'entre eux, disposée selon les sujets—Bible : « Beiträge zur Erklärung des Buches Hosea » ("Jahrb." v.-vi. 1-62) ; « Historische Basis des Buches Ruth » (v.-vi. 63-70) ; « Das Apokryphische Susannabuch » (iii. 1-69) ; « Die Epistolischen Apokryphen und die Apokryphischen Zusätze zum Buche Daniel ». Talmud : « Die Talmudischen Tractate über Trauer um Verstorbene » (i. 1-57) ; « Fremdsprachliche Wörter in den Talmuden und Midraschim » (i. 123-210) ; « Die Entstehungsgeschichte des Babylonischen Talmuds als Schriftwerkes » (ii. 1-123) ; « Verschollene Baraitas und Midraschim » (ii. 124-133) ; « Entstehung und Ursprünglicher Inhalt des Tractates Abot » (vii. 1-17) ; « Eingeschaltete Partien im Babylonischen Talmud » (viii. 59-60). Histoire : « Adiabene » (i. 58-86) ; « Das Geschlecht der Treves » (i. 87-122) ; « Die Polemik für und gegen Maimuni im Dreizehnten Jahrhundert » (iv. 1-33) ; « Zur Gesch. der Jüdisch-Ethischen Literatur des Mittelalters » (v.-vi. 71-93) ; « Sprüchwörter in der Nachtalmudischen Literatur des Judenthums » (vii. 18-30).

Travaux bibliographiques.

L'étendue extraordinaire du savoir de Brüll et sa perspicacité critique en constituaient un critique de nouveaux livres dans le domaine de la science juive presque sans égal. Ses « Jahrbücher » contiennent 183 recensions, dont chacune éclaire plus ou moins les sujets avec lesquels elles traitent. En 1890, Brüll entreprit une continuation de la « Hebräische Bibliographie », éditée par Steinschneider, sous le titre « Central-Anzeiger für Jüdische Literatur » ; mais un seul volume parut (Frankfort-sur-le-Main, 1891), car l'entreprise fut interrompue par la mort de Brüll. À l'instance de Steinschneider, la Zunz-Stiftung avait chargé Brüll d'ajouter un supplément aux « Gottesdienstliche Vorträge » de Zunz, l'ouvrage fondamental de la science juive moderne. Steinschneider remarqua dans sa préface de la deuxième édition de l'ouvrage en question (xvi.) : « Dr. Brüll m'a semblé posséder la rare combinaison d'aptitude et de loisir, de zèle et de persévérance, requise pour éditer un tel supplément. » Brüll avait l'intention de consacrer tout son érudition à cette entreprise. Les notes éparses qui furent trouvées dans ses papiers après sa mort furent en partie incorporées dans la deuxième édition des « Gottesdienstliche Vorträge » (_ib._ 1892). Brüll était parmi les rares savants allemands qui écrivaient aussi en hébreu, comme on peut le voir par ses nombreuses contributions aux périodiques hébreux « Bet-Talmud », « Bet ha-Midrash », « Ha-Karmel » et « Oẓar ha-Sifrut ». Parmi ceux-ci, « Toledot Shabbethai Ẓebi » (Wilna, 1879) et « Ner la-Maor », une biographie d'Aaron Worms, dans « Oẓar ha-Sifrut », ii. 20-31, méritent une mention spéciale. Brüll imprima aussi ses sermons (1869) et ses allocutions (1878). « Grabreden » (Frankfort-sur-le-Main, 1895) et « Trauungsreden » (_ib._ 1891) furent publiés posthumément.

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Brüll, Néhémie — Zakhor, https://zakhor.ai/ru/grands-livres/figures/brull-nehemie-je3766
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