SAMUEL BEN ISAAC HA-SARDI
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Rabbin espagnol ; a été en activité dans la première moitié du treizième siècle. Dans sa jeunesse, il fréquenta l'école du Rabbi Nathan ben Meïr de Trinquetaille, en Provence, et par la suite il retourna en Espagne, son pays natal. Conforte (« Ḳore ha-Dorot », p. 20a) dérive le nom « Sardi » de la ville de Sardaigne. Zacuto (« Yuḥasin », éd. Filipowski, p. 221a) appelle Samuel « Ha-Sefaradi » ; de même Heilprin dans « Seder ha-Dorot », i. 216b, 292a de l'édition de Varsovie de 1883, mais en iii. 108b de l'édition de Varsovie de 1882 il le désigne « Ha-Sardi ».
Samuel était un contemporain de Naḥmanides, qu'il consultait sur des questions talmudiques. Solomon ben Abraham de Montpellier, qui dans sa haine implacable de la philosophie dénonça les œuvres de Maïmonide et fit appel à l'Inquisition pour qu'elles soient brûlées, écrivit une lettre à Samuel dans laquelle il parle en termes élogieux de son savoir et lui rappelle les relations amicales qu'ils entretenaient dans leur jeunesse. Cette lettre, l'une des nombreuses que Solomon adressa aux rabbins français et espagnols contre Maïmonide, a été publiée par S. J. Halberstam dans le « Jeschurun » de Kobak, viii. 98.
Samuel écrivit en 1225 : « Sefer ha-Terumot » (Salonique, 1596 et 1628 ; Prague, 1605, avec le commentaire « Giddule Terumah » d'Azariah Pigo, Venise, 1643), novellae sur les lois civiles du Talmud, divisées en « she'arim » (portes) et « peraḳim » (chapitres). Dans la préface, l'auteur mentionne une autre œuvre écrite par lui, « Sefer ha-Zikronot », sur l'arrangement des traités et des chapitres de la Mishnah ; mais elle n'a pas été imprimée, et le manuscrit n'existe plus.