SANDERS, DANIEL
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Lexicographe allemand ; né à Altstrelitz, Mecklenburg, le 12 avril 1819 ; mort le 12 mars 1897. Il reçut son éducation première à l'école juive de sa ville natale, sous la direction de I. Lehfeldt (qui devint par la suite associé de son beau-frère, Moritz Veit, fondateur de la célèbre maison d'édition de Berlin) et de Joseph Zedner (qui devint ensuite bibliothécaire au British Museum, Londres). Il fréquenta ensuite le gymnase de Neu-Strelitz, prit des cours particuliers de grec et de latin, et alla par la suite aux universités de Berlin et de Halle, où il étudia les langues classiques et modernes, les mathématiques et l'histoire naturelle. À Berlin, il fit la connaissance de Moritz Carrière et de Heinrich Bernhard Oppenheim, deux hommes d'une grande capacité intellectuelle, avec lesquels il noua une amitié étroite. Ayant obtenu son doctorat en 1843, il fut nommé directeur de la même école dans laquelle il avait reçu sa formation dans sa ville natale. Il occupa ce poste pendant dix ans, jusqu'à ce que l'école, qui était une institution privée, soit fermée.
Parmi ses nombreux travaux relatifs à la lexicographie et à la grammaire de la langue allemande, les suivants méritent une mention particulière : « Katechismus der Deutschen Orthographie » (Leipzig, 1856 ; 4e éd. 1878) ; « Handwörterbuch der Deutschen Sprache » (_ibid._ 1859-65 ; 5e éd. 1893 ; ce fut son ouvrage principal, inspiré par le dictionnaire allemand des frères Grimm, qu'il critiqua vivement) ; « Fremdwörterbuch » (_ibid._ 1871, 2 vol. ; 2e éd. 1891) ; « Wörterbuch der Deutschen Synonymen » (Hambourg, 1871 ; 2e éd. 1882) ; « Deutsche Sprachbriefe » (Berlin, 1878 ; 11e éd. 1894) ; « Lehrbuch der Deutschen Sprache für Schulen in 3 Stufen » (8e éd., Berlin, 1888) ; « Geschichte der Deutschen Sprache und Litteratur » (3e éd., _ibid._ 1886) ; « Abriss der Deutschen Silbenmessung und Verskunst » (_ibid._ 1881 ; 2e éd. 1891) ; « Leitfaden zur Grundlage der Deutschen Grammatik » (2e éd., Weimar, 1894). Il publia en outre « Das Volksleben der Neugriechen » (Mannheim, 1844) ; « Das Hohelied Salomonis » (Leipzig, 1866 ; nouvelle édition, Hambourg, 1888) ; « Heitere Kinderwelt » (Neu-Strelitz, 1868) ; « Aus den Besten Lebensstunden: Gedichte » (Stuttgart, 1878) ; « Aus der Werkstatt eines Wörterbuchschreibers: Plaudereien » (Berlin, 1889) ; « 366 Sprüche » (Leipzig, 1892) ; et une « Neugriechische Grammatik » (d'après Vincent et Dickson, _ibid._ 1881 ; 2e éd. 1890), et conjointement avec A. R. Rangabé (s.d.) une « Geschichte der Neugriechischen Litteratur » (_ibid._ 1884). En 1860, il traduisit en allemand le Cantique des cantiques, qui fut réédité en 1880.
En 1876, Sanders fut appelé à Berlin pour assister le ministère de l'Instruction dans l'œuvre d'élimination de tous les termes et expressions étrangers de la langue allemande.