RAMSÈS
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- 1. Ville égyptienne ; l'une des « villes de trésor » bâties par les Israélites pendant leur servitude (Ex. i. 11 : « Raamses ») ; le point de départ d'où ils commencèrent leur voyage à travers le désert (Ex. xii. 37). De plus, la division nord-est de l'Égypte contenait une région connue sous le nom de « terre de Ramésès » (Gen. xlvii. 11). C'est là que les Israélites migrants furent établis, « dans la terre de Goshen » (Gen. xlvi. 34, xlvii. 4, et al.). L'addition de la Septante à Gen. xlvi. 28—« à la ville Héropolis », précédant les mots « dans la terre de Goshen »—semble inclure la ville de Pithom (Héropolis, Héro[n]polis) dans cette région, tandis que les passages concernant Ramésès comme point de départ de l'Exode en étendent la limite si loin vers l'est que « terre de Goshen » et « terre de Ramésès » sembleraient être synonymes. Ce dernier nom semble dérivé du célèbre roi Ramésès II., qui, en creusant un canal et en fondant des villes, étendit la terre cultivable de Goshen, autrefois limitée au pays à l'embouchure du Wadi Ṭumilat moderne, sur toute la vallée jusqu'aux Lacs Amers. Il est moins probable que la « terre de Ramésès » soit limitée à cette partie de la région qui fut nouvellement colonisée par Ramésès II. La ville de Ramésès trahit son constructeur et la date de sa fondation par son nom ; de Ex. xii. 37 et Num. xxxiii. 8, 5 on peut conclure qu'elle était située à un jour de voyage à l'ouest de Succoth—le Tell al-Maskhutah moderne ou ses environs. En conséquence, elle devrait ne pas être loin de l'entrée du Wadi Ṭumilat, près du Tell al-Kabir moderne. Il n'y a cependant, jusqu'à présent, aucun appui épigraphique pour cette hypothèse, et les diverses ruines identifiées avec Ramésès (Tell Abu Sulaiman ; Tell al-Maskhutah ; voir ci-dessus pour son identité avec Succoth) ne l'ont pas confirmée. Les inscriptions de Ramésès II. mentionnent diverses colonies—l'une étant appelée « Maison de Ramésès », en Nubie, non loin de Tanis—mais une seule fois une telle ville dans ou près de Goshen. Ce lieu, où, en la vingt-et-unième année de Ramésès II., fut conclue la traité de paix et d'alliance entre l'Égypte et les Hittites, était probablement le Ramésès biblique ; mais une détermination exacte de sa situation ne peut pas encore être fournie (comp. Naville, « The Store-City of Pithom and the Route of the Exodus », 1884).
- 2. Roi égyptien ; le fondateur de la ville de Ramésès et de Pithom (comp. Ex. i. 11), qui semblerait par conséquent être le Pharaon de l'Exode. Ce roi, le deuxième de ce nom (égyptien, Ra'mes-su ; Ra'-mes-es), et le troisième souverain de la dynastie égyptienne, succéda à son père, Séthos I., en bas âge et régna pendant presque soixante-dix-sept ans. Le concernant, sous le nom Sésostris (possiblement confondu avec un roi de la douzième dynastie), les écrivains grecs racontent des histoires de grandes conquêtes en Asie, en Europe et en Afrique ; les monuments narrent, cependant, qu'il ne livra qu'une seule guerre sérieuse, celle avec l'empire Hittite, en Asie Mineure et en Syrie, et que cette longue guerre, suivie d'un mariage avec la fille du « grand roi des Hittites », n'eut d'autre résultat que de le confirmer dans la possession de son modeste héritage—la Palestine et la moitié de la Phénicie. Les représentations fréquentes des mêmes quelques victoires, surtout celle à Ḳadesh sur l'Oronte (célèbrée aussi dans une longue épopée erronément attribuée à Pentaur), semblent avoir donné aux générations ultérieures une fausse impression des réalisations de Ramésès. Le roi fut quantitativement le plus grand constructeur égyptien, et le Ramesseum (appelé le tombeau d'Osymandyas par Diodore, d'après le deuxième nom officiel de Ramésès II., User-ma'[t]n-rê'), avec ses statues colossales, les temples à Louxor, Abydos, Abu Simbel en Nubie, etc., appartient aux plus grandes constructions de l'Égypte ancienne ; beaucoup d'autres monuments, cependant, ont été seulement usurpés par ce constructeur infatigable. La colonisation de Goshen et le creusement de canaux du Nil aux Lacs Amers (mais guère jusqu'à la Mer Rouge !) formèrent un autre grand monument de ce Pharaon. Son sépulcre se trouve dans la vallée des tombes royales à Thèbes ; sa momie est au musée du Caire.