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Zakhor

DURAND Saül ou Chaouel

The condition of this tombstone was not specified in the recording.

Death
February 2, 1928
Age
62
Hebrew date
11 Chevat 5688
Square
carré 16
Position
1
Note in the register
Saül ou Chaouel Durand dit le maalem Mauzino (maître Mauzino) est né le 29 décembre 1865 à Constantine. Il est le fils de Moïse Durand et de Hanina Aboucaya. Très jeune, il se familiarise avec le monde artistique de la musique. Il participe souvent avec son père Moïse aux différentes Nechrate et Touhifate organisées par la communauté juive dans la vieille ville de Constantine. Lorsque sa famille quitte Constantine pour s’installer à Alger, il fréquente les cafés maures où se produisent les grands maîtres de renom tels que Ben Farachou et Ben Ali Sfindja (son maître direct qui l’initie à la çanaa et aux genres apparentés). Par la suite, ce dernier l’intègre officiellement dans son orchestre à côté de ses disciples Ben Tefahi, Edmond Yafil, Eliaho Serror, Saïdi, Shaloum…etc. Dans ces soirées il rencontre trois personnages qui facilitent son intégration dans le milieu algérois, l’appuient durant toute sa carrière professionnelle et avec qui il noue une relation d’amitié sans égale. Il s’agit de Elie Kanoune (chantre juif et élève de Maalem Abraham Mortjane, qui participe activement avec la communauté juive d’Alger à l’organisation des différentes soirées privées pour son ami), Aziz Lak’hal (un commerçant fortuné, véritable mélomane qui lui organise des soirées privées chez lui) et H’mida Elkateb (Qadi et membre du Conseil des Ôulamas musulmans, véritable amateur et mélomane de la çanaa qui ne quittera jamais son ami Mauzino). Mauzino anime toutes les soirées organisées par H’mida Elkateb. Il léguera un bon nombre de pièces rares en faisant profiter les membres de son orchestre (grâce à lui quelques morceaux de la nouba Reml et la Nouba Hsin ont été sauvés). En virtuose, Mauzino maîtrisa pratiquement tous les instruments. Il excella dans le violon comme dans la Kouitra, mais son instrument de prédilection pour l’exécution de la Nouba reste le R’bab. Mouzino enregistra une centaine de disques dans tous les genres (Nouba, Neqlabates, Âroubi, Hawzi, Qadriate et Zendani). Ces enregistrements sont aujourd’hui d’un grand apport à l’étude de la musique. En effet, ils nous donnent une idée très claire de l’évolution qu’a connue la çanaa à travers le temps. Il décède à Alger, le 2 février 1928 à 8h du matin. Source : Waïl Labassi pour le Groupe YAFIL d'Alger http://yafil.free.fr/album_mouzino.htm. · inhumé le 03 février 1928
Tombstone of DURAND Saül ou Chaouel
Photograph of the tombstone, recorded on site.

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Recording and photographs: Jean-Paul Durand — cimetière de Saint-Eugène.