Salomon ben Isaac (1040-1105). Commentaire des livres des Prophètes et Hagiographes. פרוש נביאים וכתובים
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Publicado el 19 de junio de 2026
Le manuscrit coté « Hébreu 161 » appartient au fonds hébreu du Département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, à Paris — fonds qui constitue l'une des plus anciennes et des plus riches collections de manuscrits hébraïques d'Europe. Ce fonds est décrit, dans sa strate la plus ancienne, par le grand catalogue savant rédigé au XIXᵉ siècle, le Catalogues des manuscrits hébreux et samaritains de la Bibliothèque Impériale, dû à MM. Munk, Derenbourg, Franck et Zotenberg, avec une préface par J. Taschereau. C'est dans ce volume de référence que les premières centaines de cotes — dont relève le numéro 161 — ont reçu leur description normalisée, et c'est lui qui fixe encore aujourd'hui l'ossature de toute enquête sur ces objets.
La cote « Hébreu » à la BnF n'est pas un classement thématique mais une série continue, héritée des inventaires successifs de la Bibliothèque royale puis impériale puis nationale. Les premières cotes y sont occupées par les manuscrits bibliques : la Bibliothèque nationale de France a d'ailleurs consacré un programme de recherche spécifique aux manuscrits portant les numéros Hébreu 1 à 32, manuscrits de la Bible hébraïque. Au-delà de ce premier ensemble strictement biblique, la série se prolonge avec des bibles commentées, des recueils massorétiques, des ouvrages liturgiques, juridiques, philosophiques et scientifiques. Situer Hébreu 161 dans cette série, c'est donc le situer dans une bibliothèque-monde où la transmission du texte juif — biblique, talmudique, exégétique — a été patiemment recopiée par des générations de scribes.
Le présent « Grand Livre » se propose d'éclairer ce que l'on peut établir, ce que l'on peut raisonnablement supposer, et ce qui relève de la mémoire et de la tradition à propos de cet objet et de son milieu de production. Là où l'archive parle, nous citons l'archive ; là où elle se tait, nous le disons clairement. L'honnêteté épistémique commande de reconnaître d'emblée que la notice individuelle de détail du n° 161 n'a pu être confirmée mot à mot par les sources autoritaires consultées : nous reconstituons donc son histoire par le cadre, par la série, et par les pratiques attestées du fonds hébreu de Paris [Catalogue Munk-Derenbourg-Franck-Zotenberg ; BnF, Archives et manuscrits].
Le fonds dont Hébreu 161 fait partie s'est constitué par strates. La collection royale française a absorbé, dès l'époque moderne, des manuscrits hébreux provenant de saisies, d'achats, de legs et de fonds monastiques et privés. Au XIXᵉ siècle, l'État entreprit de doter ces collections d'instruments scientifiques : c'est dans ce contexte que paraît le catalogue de la Bibliothèque Impériale, instrument signé par une équipe de savants orientalistes de premier plan. Le fait que ce catalogue ait été l'œuvre conjointe de Munk, Derenbourg, Franck et Zotenberg témoigne du sérieux philologique de l'entreprise : Salomon Munk et Joseph Derenbourg comptent parmi les plus grands hébraïsants et arabisants du siècle, et Hermann Zotenberg fut l'un des catalographes les plus prolifiques de l'établissement.
La logique de cotation explique la place du numéro 161. Les conservateurs ont rangé en tête de série les exemplaires de la Bible hébraïque, d'où le programme moderne de la BnF dédié aux manuscrits de la Bible hébraïque cotés Hébreu 1 à 32. Les cotes immédiatement voisines de celles que nous étudions correspondent, dans les inventaires, à des bibles et à des portions bibliques : on trouve par exemple, parmi les notices en ligne de l'établissement, des manuscrits décrits comme Hébreu 16, Bible, Ancien Testament, Prophètes-Hagiographes ou encore Hébreu 28, Bible, Ancien Testament en hébreu, daté de 1344. Ce voisinage documentaire suggère que la zone des premières centaines de la série hébraïque est dominée par le texte sacré et ses appareils.
Il faut souligner ici la valeur d'instrument de référence du catalogue ancien. Lorsqu'un chercheur veut établir l'identité d'une cote comme Hébreu 161 — son contenu, son origine, sa datation —, le premier réflexe est de consulter la notice correspondante dans le catalogue imprimé, puis la notice électronique de la base Archives et manuscrits de la BnF, qui fait aujourd'hui autorité pour la description courante. Ces deux strates documentaires, l'imprimé du XIXᵉ siècle et la base numérique contemporaine, se complètent : la première fixe la tradition savante, la seconde l'actualise [Catalogue Munk-Derenbourg-Franck-Zotenberg ; BnF, base Archives et manuscrits].
¿Qué puede decirse, con prudencia, del contenido verosímil de Hébreu 161? El método serial, a falta de una ficha individual confirmada en nuestras fuentes, autoriza una deducción encuadrada. Las signaturas próximas en la numeración pertenecen, como se ha visto, al dominio bíblico: la BnF describe en su base unidades tales como Hébreu 36, Bible, Ancien Testament en hébreu, vers 1300, o conjuntos agrupados como Hébreu 8 à 10, Bible, Ancien Testament en hébreu y Hébreu 1 à 3, Bible, Ancien Testament en hébreu. Esta regularidad indica que la zona de los dos primeros centenares de la serie está masivamente consagrada a la Biblia hebrea, a sus libros tomados aisladamente o en colecciones, y a sus comentarios.
Sin embargo, es preciso mantenerse riguroso. La pertenencia de una signatura a un vecindario bíblico no garantiza mecánicamente su contenido: la serie hebrea de París mezcla, a veces en números contiguos, biblias completas, Pentateuchos, colecciones de Profetas y Hagiógrafos, manuscritos masoréticos y comentarios rabínicos (Rachi, Kimhi, Ibn Ezra) que acompañan al texto. El número 161, situado más allá del primer bloque estrictamente bíblico, podría por tanto corresponder bien a una biblia comentada, bien a un género afín —liturgia, derecho, exégesis— según la manera en que los inventarios antiguos agruparon las adquisiciones. A falta de confirmación directa en las fuentes autoritativas consultadas, esta identificación permanece en el registro de lo probable, y no de lo establecido.
La probidad editorial impone aquí una advertencia explícita: todo lector que desee conocer el contenido exacto, la datación, el eventual copista y la procedencia de Hébreu 161 debe remitirse a la ficha precisa de la base Archives et manuscrits de la BnF y al volumen impreso del catálogo, que son los únicos que hacen fe. El presente capítulo no avanza sino un horizonte de expectativa fundado en la estructura de la serie [BnF, base Archives et manuscrits ; Catalogue de la Bibliothèque Impériale].
Para comprender un manuscrito como Hébreu 161, es necesario conocer la civilización material que lo produjo. Los manuscritos hebreos medievales conservados en París se distribuyen en grandes áreas gráficas — sefaradí (península Ibérica y Provenza), asquenazí (norte de Francia, Renania), italiana y oriental (Próximo Oriente, Yemen) —, cada una dotada de estilos de escritura, disposiciones en página y prácticas de encuadernación específicas. Los ejemplares fechados de la colección, como el manuscrito Hébreu 28, Biblia hebrea copiada en 1344, muestran que el fondo abarca principalmente los siglos XIII–XV, edad de oro de la copia bíblica en Europa.
El trabajo del escriba — el sofer — obedecía, para los rollos litúrgicos, a reglas halájicas estrictas; pero para los códices de estudio, llamados mss. de formato libro, el margen era mayor. El copista consignaba con frecuencia, en un colofón situado al final del volumen, su nombre, el lugar y la fecha de conclusión, e incluso el nombre del comitente. Estos colofones constituyen la fuente más valiosa para datar y localizar un manuscrito; cuando faltan, los paleógrafos recurren al análisis de la escritura, el pautado, las tintas y las filigranas del papel o la preparación del pergamino. Mediante estas técnicas, los catalogadores del siglo XIX y, posteriormente, los codicólogos contemporáneos han atribuido una fecha y un origen a cada signatura del fondo.
La disposición en página de las biblias hebreas medievales sigue con frecuencia un esquema tripartito: el texto sagrado en el centro, la massora (notas críticas sobre la ortografía y la vocalización) en los márgenes y entre las columnas, y el comentario rabínico enmarcando el conjunto. Esta disposición visual, altamente codificada, hacía del libro un objeto de estudio tanto como de devoción. Si Hébreu 161 pertenece efectivamente al ámbito bíblico, como sugiere su vecindad de signatura, es verosímil que presente toda o parte de esta arquitectura erudita — hipótesis que conviene verificar en el registro del establecimiento [BnF, base Archives et manuscrits; estudios de codicología hebrea].
L'histoire d'un manuscrit ne s'arrête pas à sa fabrication : elle se prolonge dans ses voyages, ses propriétaires, ses confiscations et ses acquisitions. La collection hébraïque parisienne est le sédiment de cette circulation. Beaucoup de volumes proviennent de communautés juives d'Europe dispersées par les expulsions — de France en 1306 et 1394, d'Espagne en 1492, du Portugal en 1496 —, dont les livres ont suivi les exilés ou ont été dispersés sur le marché du livre. D'autres entrèrent par la voie érudite, via les grandes bibliothèques de collectionneurs chrétiens hébraïsants de la Renaissance et de l'âge classique.
Ici, la mémoire et l'archive se répondent. La tradition juive a toujours entouré le livre d'un soin religieux : un manuscrit usé n'était pas détruit mais déposé dans une gueniza, et un volume précieux se transmettait par héritage, mention en étant parfois portée sur les gardes. L'archive bibliothéconomique, de son côté, enregistre froidement la cote, la provenance et la date d'entrée. Lorsque les deux se rejoignent — une note hébraïque de possession confirmée par un registre d'acquisition —, l'historien tient une certitude ; lorsqu'elles divergent ou que l'une manque, il doit se contenter du probable. Pour Hébreu 161, l'enquête de provenance précise reste à conduire sur pièces, et nous la signalons comme tâche ouverte plutôt que comme acquis.
Le catalogue savant du XIXᵉ siècle représente le moment où cette chaîne de transmission s'est fixée dans le savoir public. En décrivant méthodiquement chaque cote, Munk, Derenbourg, Franck et Zotenberg ont transformé une accumulation de volumes en un corpus intelligible, ouvert à la recherche internationale. La numérisation contemporaine, dont témoignent les expositions de la Bible hébraïque sur la bibliothèque numérique Gallica, prolonge ce geste en rendant les images mêmes accessibles à distance [Catalogue de la Bibliothèque Impériale ; Gallica, BnF].
En el siglo XXI, un manuscrito como Hébreu 161 vive una doble vida: objeto patrimonial conservado bajo condiciones climáticas estrictas, y documento de investigación consultable por ficha y por imagen. La BnF ha emprendido programas específicos para sus manuscritos hebreos, como el dedicado a los manuscritos de la Biblia hebrea Hébreu 1 a 32, que buscan producir descripciones codicológicas y paleográficas renovadas, establecer la historia de las colecciones y difundir las reproducciones digitales.
Para el investigador, se superponen varias capas documentales. La ficha impresa del catálogo antiguo aporta el diagnóstico del siglo XIX. La ficha electrónica de la base Archives et manuscrits —accesible bajo una dirección perenne del tipo ark:/12148/..., como para las signaturas vecinas (por ejemplo Hébreu 28 bajo el identificador cc5784t)— ofrece el estado actual del saber. Por último, la digitalización en Gallica, cuando existe, permite el examen directo de la escritura, de las iluminaciones y de las anotaciones marginales sin manipular el original. Este triple recurso convierte el estudio del manuscrito en un proceso acumulativo, en el que cada generación de eruditos corrige y enriquece a la precedente.
El «Grand Livre» que aquí se presenta no tiene otra ambición que la de jalonar este camino para Hébreu 161: indicar dónde buscar, lo que puede darse por adquirido y lo que permanece abierto. Invita al lector a remitirse a la ficha oficial de la institución para los datos de detalle —contenido exacto, foliación, datación, copista, procedencia— que, por sí solos, transformarán lo probable aquí presentado en algo establecido y documentado [BnF, base Archives et manuscrits; Gallica].
Hebreo 161 se deja aproximar primero por su marco: una signatura de la gran serie hebraica de la Biblioteca Nacional de Francia, descrita en origen en el catálogo erudito del siglo XIX a cargo de Munk, Derenbourg, Franck y Zotenberg, y actualmente referenciada en la base Archives et manuscrits y en Gallica. La vecindad de signaturas, poblada de biblias hebreas como Hebreo 16, Hebreo 28 (1344) o Hebreo 36 (hacia 1300), y la existencia de un programa dedicado a los manuscritos de la Biblia hebrea Hebreo 1 a 32, orientan la hipótesis hacia un contenido de naturaleza bíblica o para-bíblica, sin que ello quede, en el estado actual de nuestras fuentes, formalmente establecido.
La historia de este objeto es, en lo esencial, la historia de una serie, de una institución y de una ciencia de la transmisión. Enlaza el gesto del escriba medieval, la dispersión de las comunidades judías, la paciencia de los catalogadores y la apertura digital contemporánea. Lo que hemos podido afirmar, lo hemos apoyado en el archivo; lo que no hemos podido confirmar, lo hemos señalado como tal. La última palabra corresponde a la ficha oficial de la BnF, hacia la cual este libro hace las veces de umbral y de guía.
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Hébreu 161 — Zakhor, https://zakhor.ai/es/grands-livres/textes/hebreu-161