Lampronti, Isaac Ḥizqîyȧh ben Samuel. Paḥad Yiṣḥaq. Encyclopédie talmudique. למפרונטי, יצחק בן שמואל. פחד יצחק. Lampronti, Isaac Ḥizqîyȧh ben Samuel. Paḥad Yiṣḥaq. למפרונטי, יצחק בן שמואל. פחד יצחק
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Опубликовано 19 июня 2026 г.
Au cœur de l'Italie juive du XVIIIe siècle se dresse une figure et une œuvre indissociables : Isaac Ḥizqîyȧh ben Samuel Lampronti et son monument encyclopédique, le Paḥad Yiṣḥaq (« la Crainte d'Isaac », allusion au verset de la Genèse où Jacob jure « par la Crainte de son père Isaac »). Le titre, choisi avec une élégance caractéristique de l'érudition italienne, joue sur le prénom de l'auteur autant que sur le motif biblique. Rabbi Isaac Lampronti, auteur du XVIIIe siècle de l'encyclopédie talmudique Paḥad Yitshak, vivait à Ferrare, en Italie, et fut un exemple frappant du style singulier de l'érudition juive italienne dans tout son éclectisme et son érudition.
L'ouvrage occupe une place singulière dans l'histoire intellectuelle juive : il constitue la première grande tentative de systématiser l'ensemble du savoir halakhique sous une forme alphabétique, anticipant de plus d'un siècle les grandes entreprises encyclopédiques modernes. La première grande encyclopédie juive en arrangement alphabétique fut le Paḥad Yiẓḥak (13 vol., 1750–1888) par Isaac ben Samuel Lampronti, un médecin de Ferrare, qui travailla à cet ouvrage de référence couvrant le Talmud, la littérature rabbinique et les responsa.
Le présent volume retrace, à travers l'archive et la recherche, le parcours d'un homme qui fut tout à la fois rabbin, médecin et pédagogue, et la genèse d'une œuvre dont l'ambition encyclopédique reflète la double culture — sacrée et profane — du judaïsme italien des Lumières.
Isaac Lampronti naquit dans la communauté juive de Ferrare, ville des États pontificaux où s'étaient mêlées au fil des siècles des traditions italiennes, sépharades et ashkénazes. Isaac Lampronti naquit le 3 février 1679 et mourut le 16 novembre 1756 ; il fut un rabbin et médecin italien, surtout connu comme l'auteur de l'encyclopédie rabbinique Paḥad Yitzḥak, né à Ferrare.
Les racines familiales se prolongent au-delà de la péninsule, dans l'Orient méditerranéen. Lampronti naquit à Ferrare ; son arrière-grand-père, Samuel Lampronti, avait émigré de Constantinople à Ferrare au XVIe siècle. Son père, homme de fortune, mourut alors qu'Isaac avait six ans. Cette ascendance constantinopolitaine inscrit la famille dans le vaste réseau des diasporas sépharades et levantines qui irriguaient l'Italie septentrionale du début de l'époque moderne.
L'enfant fut très tôt confié à la formation traditionnelle. Isaac fut envoyé à l'école dans sa huitième année, ses maîtres étant Shabbethai Elhanan Recanati et S. E. Sanguineti ; dans sa quatorzième année il se rendit à Lugo, à l'école de R. Manoah Provençal. Le nom même de Lampronti, à consonance italienne, et l'usage des deux prénoms hébraïques Yiṣḥaq Ḥizqîyȧh — Isaac Hézékiah — illustrent la double appartenance, locale et juive, qui marquera toute sa vie et son œuvre.
La trajectoire de Lampronti épouse l'un des traits les plus distinctifs du judaïsme italien : la conjonction de la science talmudique et de la science médicale au sein d'une même personne. Après ses études rabbiniques, il gagna l'illustre université de Padoue. Lampronti étudia sous les grands rabbins italiens de sa génération : Manoah Provençal à Lugo, Judah Briel à Mantoue, et Isaac Ḥayyim Cantarini à Padoue ; en outre, il étudia la philosophie et la médecine à l'université de Padoue.
Padoue représentait alors un carrefour unique pour les savants juifs d'Europe. Padoue était un centre important d'études hébraïques en raison de ses académies rabbiniques et du fait que des Juifs y étaient attirés de toute l'Europe pour étudier dans son université, qui était ouverte aux Juifs. Cette ouverture exceptionnelle — rare dans l'Europe de l'époque — permit à des générations de rabbins-médecins de conjuguer la maîtrise du droit talmudique et celle des sciences naturelles.
De retour dans sa ville natale, Lampronti mit son savoir au service de la communauté. Isaac Hezekiah ben Samuel Lampronti (1679–1756), rabbin, médecin et éducateur, revint à Ferrare à l'âge de vingt-deux ans et commença à enseigner dans le talmud torah de la communauté italienne, puis également dans celui de la communauté sépharade. La pratique médicale demeura pour lui une vocation autant qu'un métier. Nonobstant ses autres occupations, il continua d'exercer la médecine, visitant ses patients tôt le matin, parce que, disait-il, le médecin a l'œil plus sûr et juge mieux de l'état de son patient après le repos de la nuit ; il jouissait d'une grande réputation comme médecin, et ses contemporains ajoutaient généralement à son nom l'épithète de « célèbre médecin ».
Avant même de devenir l'auteur d'une encyclopédie, Lampronti fut un éducateur soucieux de la transmission. Son retour à Ferrare le plaça au centre de la vie scolaire et religieuse de la communauté. Revenu à Ferrare à l'âge de vingt-deux ans, il commença à enseigner dans le talmud torah de la communauté italienne et plus tard également dans le talmud torah de la communauté sépharade ; il introduisit de nombreuses améliorations dans le programme d'études.
Cette dimension réformatrice et pédagogique éclaire d'un jour particulier le grand projet encyclopédique : le Paḥad Yiṣḥaq est non seulement une somme savante, mais aussi un instrument de transmission, conçu par un homme dont la vie entière fut tournée vers l'enseignement. La figure du rabbin-médecin de Ferrare incarne la synthèse propre à son milieu. Nul Juif n'illustra mieux cette fusion de l'expertise halakhique et scientifique qu'Isacco Lampronti (1679–1756), le citoyen juif le plus illustre de Ferrare ; éduqué à la fois dans la science rabbinique et dans la médecine, Lampronti avait étudié avec le distingué rabbin-médecin Isaac Cantarini, puis, comme nombre de ses contemporains juifs, avait achevé ses études médicales à l'université de Padoue. C'est cette autorité conjointe qui donna à son œuvre son crédit et sa profondeur.
L'œuvre maîtresse de Lampronti dépasse de loin tout ce qu'il accomplit par ailleurs. La réputation principale de R. Lampronti repose sur son monumental Paḥad Yiṣḥaq, dont il rédigea lui-même deux éditions, la première comptant 120 et la seconde 35 volumes manuscrits. L'ampleur de ce travail manuscrit témoigne d'une discipline de toute une vie.
La structure de l'ouvrage en fait un véritable dictionnaire raisonné du droit juif. Le Paḥad Yiṣḥaq est l'encyclopédie la plus complète et la plus connue dans le domaine de la halakha ; il est arrangé alphabétiquement, chaque article incluant le matériel de la Mishna, du Talmud, des posekim, des rishonim et de la littérature des responsa ; il accorde une importance particulière à la littérature des responsa des rabbins italiens. Cette attention portée aux décisionnaires italiens fait du Paḥad Yiṣḥaq une source irremplaçable pour l'histoire du judaïsme de la péninsule, conservant des responsa et des décisions qui, sans lui, auraient pu disparaître.
L'ambition du projet est résumée par la recherche contemporaine. Isaac's Fear (Pachad Yitzhak) fut la première encyclopédie de la loi juive en plusieurs volumes, éditée par Isaac Lampronti (1679–1756), rabbin et médecin de Ferrare ; l'étude de David Malkiel explore la vie religieuse, culturelle et intellectuelle reflétée dans l'œuvre.
La publication du Paḥad Yiṣḥaq fut une entreprise qui s'étendit bien au-delà de la vie de son auteur, et dont les vicissitudes témoignent à la fois de l'ampleur de l'œuvre et du dévouement des générations suivantes. Publié à l'origine pour les lettres « Aleph-Mem » en grands volumes in-folio dans diverses régions d'Italie de 1750 à 1799, les lettres « Nun-Taf » furent d'abord publiées à Lyck-Berlin de 1864 à 1888 par la société Mekize Nirdamim en volumes in-octavo de plus petit format.
Le calendrier de parution, étalé sur près de cent quarante ans, illustre la difficulté de mener à terme une telle publication. Le Paḥad Yiẓḥak compte treize volumes parus entre 1750 et 1888. La première partie vit le jour du vivant de Lampronti ou peu après, en Italie ; la seconde moitié de l'alphabet attendit le XIXe siècle et l'effort de la société savante Mekize Nirdamim, vouée à l'édition des manuscrits hébraïques inédits.
Le détail des dernières parutions montre une véritable œuvre collective transnationale. Le Paḥad Yiṣḥaq de Rabbi Yitzchak Lampronti parut en quatre volumes : lettres Nun-Samech, Lyck, 1866-1885 ; lettres Kuf-Resh, Berlin, 1855 ; lettre Shin, Berlin, 1886 ; lettre Taf, Berlin, 1887. Ainsi l'encyclopédie d'un médecin de Ferrare, commencée sous les États pontificaux, s'acheva-t-elle dans le Berlin de l'émancipation et de la Wissenschaft des Judentums, signe de la postérité européenne de l'œuvre.
Au-delà de sa fonction de répertoire, le Paḥad Yiṣḥaq porte la marque d'un esprit intellectuel singulier, où la culture scientifique de l'auteur dialogue avec la tradition rabbinique. L'œuvre se distingue par sa volonté d'harmoniser des matières et des opinions divergentes. Le Paḥad Yitzhak d'Isaac Lampronti (1679–1756) de Ferrare, écrit au XVIIIe siècle, témoigne d'un effort d'intégration et de médiation de traditions disparates, de réconciliation et d'accommodement d'opinions juridiques et d'idéaux religieux conflictuels — en somme, de tolérance.
Cet esprit d'accommodement n'est pas seulement une méthode encyclopédique : il reflète la posture intellectuelle d'un savant formé à la fois à Padoue et dans les académies rabbiniques, capable de tenir ensemble le raisonnement talmudique et l'observation naturaliste. C'est précisément cette double compétence qui faisait de lui une figure exceptionnelle. Nul Juif n'illustra mieux cette fusion de l'expertise halakhique et scientifique qu'Isacco Lampronti, le citoyen juif le plus illustre de Ferrare.
L'intersection entre la science et la tradition, qui parcourt l'œuvre, fait du Paḥad Yiṣḥaq bien davantage qu'un simple instrument de consultation : un témoignage de la manière dont le judaïsme italien des Lumières s'efforça de penser ensemble la fidélité à la Loi et l'ouverture au savoir profane.
Le Paḥad Yiṣḥaq demeure, dans l'histoire de la littérature juive, un jalon fondateur. Première encyclopédie halakhique de grande ampleur ordonnée alphabétiquement, elle préfigura les vastes entreprises de codification du savoir qui caractériseront l'âge moderne. La première grande encyclopédie juive en arrangement alphabétique fut le Paḥad Yiẓḥak d'Isaac ben Samuel Lampronti, médecin de Ferrare, couvrant le Talmud, la littérature rabbinique et les responsa.
L'homme et l'œuvre se confondent dans la mémoire italienne et juive : un rabbin-médecin dont la double vocation incarna l'idéal d'un savoir total, et dont le monument encyclopédique conserva, en particulier, la mémoire juridique des communautés italiennes. Le Paḥad Yiṣḥaq est l'encyclopédie la plus complète et la plus connue dans le domaine de la halakha, accordant une importance particulière à la littérature des responsa des rabbins italiens. Né à Ferrare d'une famille venue de Constantinople, formé à Padoue, pleuré en 1756, Lampronti laissa une œuvre dont la publication, achevée à Berlin en 1888, dit à elle seule la portée européenne de cette « Crainte d'Isaac ».
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Lampronti, Isaac Ḥizqîyȧh ben Samuel. Paḥad Yiṣḥaq. Encyclopédie talmudique. למפרונטי, יצחק בן שמואל. פחד יצחק. Lampronti, Isaac Ḥizqîyȧh ben Samuel. Paḥad Yiṣḥaq. למפרונטי, יצחק בן שמואל. פחד יצחק — Zakhor, https://zakhor.ai/ru/grands-livres/textes/lampronti-isaac-hizqiyah-ben-samuel-pahad-yishaq-encyclopedie-talmudique-lampronti-isaac-hizqiyah-ben-samuel-pahad-yishaq-f6eec6